L'ECCLESIASTE


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Résistance: du terrorisme à la non violence

SOCIETE

Définitions:
Résistance: mouvement politique de lutte contre l'occupant
Terrorisme: acte de violence d'une organisation politique dans le but de désorganiser une societé et permettre la prise de pouvoir.



Pour ces deux définitions, je prendrais un seul exemple. En France sous l'occupation Allemande durant la deuxième guerre mondiale apparut une résistance, les "maquisards". Ces derniers luttaient les armes à la main contre l'occupant. Mais sur les affiches et dans tous les journaux Français de l'époque, étroitement surveillés par le gouvernement soumis, ces combattants pour la liberté furent appelés ...terroristes. Ainsi le résistant Français, patriote, indépendantiste, libérateur, passait pour un sombre criminel, terroriste, saboteur, auprès de tous ceux qui acceptaient la loi du vainqueur, appelés par les premiers "collaborateurs".
Qui avait tors, qui avait raison? La raison étant du côté du plus fort ( La Fontaine), à la libération on reconnut que nul ne peut prétendre, avec justice, imposer sa loi par la force des armes.

Je ne reviendrai pas sur l'héroisme de ces jeunes gens, pour la plus part, qui sont morts pour mettre fin à l'idéologie Nazie, cela est fait régulièrement partout et sur tous les tons. Je ne sais pas si j'aurais eu ce courage de lutter avec le risque de déportation, de torture et de mort, pour rendre à mon pays sa légitime autodétermination. Total respect! Mais revenons à mon sujet.





Mais voyez vous ce bel élan patriotique honorable et honoré, n'est pas tombé dans les oreilles de sourds ni sous les yeux d'aveugles. Aussi dès l'Europe libérée, les terroristes ont fait leur réaparition, à la une des journaux Français. Ils se trouvaient cette fois en Indochine Française et combattaient contre leurs colonisateurs. Les Vietminhs posaient lachement des bombes sur le passage des troupes françaises, lors de réunions des occupants ou de collaborateurs. La presse communiste les appelaient des résistants et l'occupant était cette fois l'occupé de la veille, l'envahisseur Français. Cela ne parut pas sauter aux yeux des autorités de notre pays qui firent tout pour garder cette illégitime posséssion d'outre mer, oubliant le droit fondamental des peuples, que nous revendiquions pour nous même, à se gérer eux même. Le vent de l'histoire donne souvent de bonnes leçons à l'humanité, qui, sourde aux premièrs murmures des peuples affronte ensuite de terribles tempêtes. Ainsi toute l'Indochine "Française" fut libérée par des résistants asiatiques, aidés bien sur par des armées d'alliés, qui rejetèrent l'occupant à la mer. Mais ces mêmes libérateurs, envahirent plus tard le Cambodge......





Ensuite ce fut le tour de l'algérie de se libérer après une longue guerilla meurtrière, des périodes de répressions, des scéances abominables de torture auquelles se sont livrés les deux camps. L'horreur n' a ni race ni culture. Peu à peu toutes les posséssions françaises retrouvèrent leur indépendance, dans l'incompréhention des occupants qui ne saisissaient pas bien ce soudain désir de liberté de ces peuples que nous pensions fiers d'avoir été conquis....Les niaqués, bougnoules, négros et autres rastacouères avaient une pensée politique! L'état Français, berceau des droits de l'homme pratiquait l'occupation, avec son cortège de fusillades, extortions, déportations, pillages, etc etc. L'aspiration du conquis est parfaitement légitime. Je suis pour la résistance de tous les opprimés, contre l'occupant Allemand, Français, Américain, Anglais, juifs, Arabe, Chinois.....

Cette notion de liberté des peuples est reprise depuis 1945 dans la déclaration universelle des droits collectifs des peuples.



Pourtant dans cette acceptation des droits des peuples il y a un élément qui me gène. Je ne puis me résoudre à accepter les actes meurtriers des libérateurs. Le prix de sang, celui du résistant comme celui de l'occupant me parait bien élevé dans la revendication fondée de la liberté. Le sacrifice d'un quelconque kamikaze n'a, à mes yeux, et quelqu'en soit la cause, aucune valeur méritoire. c'est à mon avis, dans la non violence, la résistance passive, que réside la solution la plus noble, mais aussi la plus puisssante. Cette pratique prônée par le Mahatma Gandhi, permit la libération de L'Inde; Que n'enseigne t-on dans toutes les écoles terroriste le courage et la puissance de la non violence? Que n'enseigne t-on pas non plus, dans tous les partis politiques, les syndicats, les lieux de culte, des cours de résistance passive?



L'affrontement violent est ce que cherche l'homme avide de sensations; Faire parler, écrire, filmer, il sait que le sensationel est repris par les médias, rassasiant ainsi l'appétit morbide du public; L'histoire est peuplée de héros sanguinaires, ils envahissent les livres scolaires, font l'objet d'un véritable culte, de fêtes de commémorations de batailles sanglantes et de conquêtes. Honorer les actes de violence c'est la légitimer.
La révolution Française a été sans aucun doute la période de la plus grande folie meurtrière de notre pays, avec environ 800 000 victimes auquelles s'ajoutent les 2, 5 millions des guerres de Napoléon du génial stratège de l'horreur, imposant la liberté républicaine à coups de canon à travers l'Europe.
Pourtant avec quels sentiments de fierté chaque petit élève étudie ces sombres évènements que nous fêtons avec enthousiasme tous les 14 juillet!

Les livres d'histoire peuvent aussi mentir et être des instruments de propagande qu'enviraient bien des sectes. Inculquer, des l'enfance, l'esprit du sacrifice sanglant en valorisant les valeurs guerrières n'est en fait qu'une redoutable manipulation. A quand dans nos livres d'histoire les écrits de Bouddha, jésus, Gandhi, martin luther, Lanza del Vasto? c'est vrai que ces gens là généralement finissent mal.... ils montent à l'assaut dans la solitude.



Voici pour conclure quelques paroles de Gandhi que je propose à la méditations de tout indépendantiste, révolutionaire, meneurs d'homme, manifestant, mécontant, gréviste, tous ceux qui ont un esprit revanchard et l'humeur billiqueuse, car quelle que soit la légitimité de notre lutte, la fin ne justifie pas les moyens.

"La démocratie, d'après l'idée que je m'en fais, devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort. Seule la non violence peut aboutir à ce but.
La non violence est la loi de notre espèce. La violence est celle de l'animal.
Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent".

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