L'ECCLESIASTE


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parlez moi de MOI

PSYCHOLOGIE

L’une des formules les plus célèbres de Socrate était " connais toi toi même". Si généralement nous sommes instinctivement portés à nous aimer plus que nous aimons les autres c’est évidemment que nous nous connaissons un peu mieux que le quidam croisé dans la rue.
Pourtant, depuis fort longtemps, la philosophie et la psychologie démontrent bien des lacunes sur la connaissance, le respect, l’acceptation parfois de notre "MOI" profond.

Ce ne serait pas la place ici et je n’en ai nulle prétention, d’entrer dans l’étude complexe psychanalytique freudienne comparative, entre le MOI, le SURMOI et le CA, aussi ne donnerais je simplement qu’une brève définition de celui qui nous intéresse ici.
(Une relecture de la définition ci contre peut être utile, j’ai travaillé un moment à rendre la version originale plus digeste, que les professionnels me pardonnent.)


le MOI :

Elément de la personnalité construit à partir des sensations, des expériences et des identifications. Le moi permet le contrôle d’une part entre, notre comportement par rapport aux autres et à la réalité extérieure, mais aussi l’analyse des normes morales et sociale face à nos pulsions et désirs intérieurs.


Beaucoup seront surpris d’apprendre que ce" MOI" s’exprime en trois personnalités bien distinctes. Oui, il y a aussi une "trinité" en chacun de nous, (cette compréhension pourrait apaiser bien des querelles théologiques…mais je ferme vite la parenthèse)

Le "parent" ( P) relatif aux normes, règles, valeurs: c’est l’acquis.

L’"adulte" (A)) relatif à la raison, l’analyse, la réflexion: c’est le réfléchi.

L’"enfant" (E) relatif aux émotions, la créativité, l’imagination: c’est le ressenti.

A chaque rencontre avec l’élément extérieur, personne ou situation, un de ces trois aspects de notre "MOI" s’exprime, uniquement un seul: parent, enfant ou adulte. En aucun cas l’un de ces éléments ne peut être considéré comme une force ou une faiblesse et leur constatation, dans une relation, comme anormale.
Il est toutefois judicieux de déceler dans nos "transactions" (d’où analyse transactionnelle) avec notre entourage, ma personnalité qui s’exprime, ainsi que celle des autres, cela peut s’avérer capital pour la résolution de conflits, ou de prise de décision face à des situations tendues. Bien sur, il n’est ni recommandé, ni utile d’analyser tous les mots et situations au quotidien, bien que parfois cela peut être révélateur...( certains jouent toujourssur le registre "enfant soumis" et d'autres celui de "parent despotique"); Mais en cas de discorde, surtout si elle devient lourde de conséquence, faire une pose et considérer l’élément qui anime les uns et les autres peut se révéler hautement salutaire.
Lorsque nous sommes en tiraillement avec un partenaire nous adoptons chacun inévitablement, une personnalité, parmi les trois citées, au cours du litige. Celle ci peut parfois évoluer de l’une à l’autre au gré de nos humeur, du temps qui passe et bien sur inconsciemment, à moins d’être volontairement manipulateur, ce qui est honteux et pire que tout, mais il est très difficile de se l’avouer sois même.



Intégrer cela dans la pratique du quotidien? Voici un petit exemple caricatural.
Paul : Chérie j’ai faim, (long soupir) C’est pas encore prêt !
Lucie : (énervement) C’est toujours la même chose, tu rentres sans prévenir et tu voudrais que tout soit à ta disposition à l’instant même, t’es pénible à la fin (et à la faim), je n’ai pas 4 mains…!

Paul est dans la position du parent qui exige, ordonne, juge.
Lucie est dans la position culpabilisée de l’enfant regimbant contre le tyran.
Je ne doute pas qu’il en faudra peu pour que la suite soit la fameuse soupe à la grimace dont chacun connait la recette!

(par ici la bonne soupe!)

Les deux antagonistes ont juste, dans la manifestation de leurs besoins. Mais leurs réactions respective, face à l’évènement et à ses conséquences, les place dans un dialogue entre un dominant et un subordonné, ce qui, entre deux adultes égaux en droit et en devoir, est totalement inappropriée pour l’épanouissement de l’un comme de l’autre au sein du couple.
Il aurait fallut peu de chose pour éviter de tomber dans la relation agressive.
Paul : Chérie, je meurs de faim. (Adulte)
Lucie : je comprends, je fais au plus vite, j’en ai pour 10 minutes. Tiens mets la table s’il te plait (Adulte)
Deux adultes face à face peuvent être en débat contradictoire mais deux alliés valent mieux que deux adversaires pour la résolution du problème.

Autre exemple:
Lucie : Ca fait 20 fois que je te dis de ne pas laisser trainer tes vêtements sales dans le couloir. Il y a un panier à linge dans la salle de bain non?
Paul : Tu me fatigues avec ta manie d’être toujours sur mon dos, fais ceci, fais cela, laisse moi vivre un peu!

Là aussi Lucie a raison dans la vision du problème (qui est le sien) mais pas dans son expression. Si au bout de 20 signalements elle n’arrive pas à se faire entendre, sa méthode de communication est peut être à revoir…
Chez Paul l’enfant se manifeste clairement par l’accusation de maniaquerie et en plus en se justifiant par ce qu’il appelle, son"besoin de vivre". Il ne semble pas prêter l’attention d’un adulte à la revendication raisonnable d’un autre adulte, ayant chacun, semble t-il, des valeurs d'hygiene différentes.
Ça vous parle un peu ces exemples? Oui, moi aussi j’ai vécu….
Mais je vous laisse trouver, vous-même et en famille, la meilleure solution à cette dernière illustration. D'ailleurs le linge sale ne se lave t-il pas en famille ?


Il faut beaucoup de courage et d’application pour rester sur la même fréquence "adulte/adulte" dans laquelle le respect passe à la fois par la parole et les actes mais aussi l’acceptation des différences. Mais il ne faut renier ni rejeter les trois aspects de notre personnalité mentionnés plus haut qui constituent notre "MOI" unique. Le "ressenti" siège de l’émotion, de la créativité est aussi important que l’ "acquis" respectant les principes établis. Il faut juste veiller qu’ils ne perturbent pas trop le "réflechi" de l’adulte face à un autre adulte par une manipulation (involontaire ou non) de ce dernier, par autoritarisme ou soumission. On peut très bien manipuler par des cris comme par des larmes, la fin justifie parfois honteusement les pires moyens. Il est aisé de constater que l'incompréhension vient de ce que nous n'émettons pas sur la même "l'ongueur d'onde" au cours d'un débat (voir le premier schéma).

Il nous reste ensuite le soin de reporter le principe sur tous les sujets qui nous opposent, les enfants, le sport, les sorties, les achats, les fréquentations, etc etc. N’oublions pas d’y mettre un peu d’humour. Rire ensemble, de nos échecs sur les valeurs qui nous différencient, atténue bien des drames disproportionnés et prouve qu’on est encore vivant et ensemble….



Pour mieux connaitre les tendances de votre "MOI" cliquez sur le lien : TESTS

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