L'ECCLESIASTE


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Bicentenaire de Darwin

ACTUALITE



Le CNRS à décrété que nous fêterions cette année le bicentenaire de la naissance de Mr Charles Darwin né le 12 février 1809 à Shrewsbury
à la frontière du pays de Galles.
Plusieurs livres ont été écrits relatant la vie et les recherches de cet illustre naturaliste Anglais du 19 ème siècle, connu pour être l’un des piliers de ce que nous appelons de nos jours "la Théorie de l’évolution" proposées déjà par les savants de l’antiquité, Grecs, Romains et plus tard Arabes.
Heureusement que notre personnage ne vécu pas à la douce époque de l’inquisition et de ses bûchers, nul doute qu’on l’eut vit périr dans les flammes aux milieux de ses écrits car qui pouvait à l’époque, sans risque, nier l’enseignement rigoureux de l’église nous faisant tous, descendants de Mr&Mme Adam et Eve il y a 5036 ans (selon certains chronologistes bibliques)?

Je ne vous ferai pas l’injure de vous retracer les fondements des travaux de Darwin, ils nous sont familiers depuis l‘école primaire. J’aimerais simplement essayer d’une part, d’éclaircir le fait qu’une théorie, une hypothèse de travail, soit devenue au fil des décennies un fondement de plus en plus solide sur le délicat sujet du développement du vivant et de l’autre, tenter de trouver un sens qui nous soit utile, au cheminement planétaire de l’humanité ainsi qu’à notre évolution personnelle, ce qui me semble être en parfaite harmonie avec la vocation de ce site.

A la base, l’idée d’évolution n’est qu’une supposition. Tout comme en mathématique, géométrie, astronomie et bien d’autres sciences, beaucoup de démonstrations commencent par : supposant que…..Ainsi l’idée d’un continent originel "La Pangée" est elle venue à Alfred Wegener en 1912 qui, contemplant un planisphère, s’aperçut (il fallait y penser) que l’Amérique et l’Afrique s’emboîtaient parfaitement (en pliant bien la carte), ce qui ne manqua pas d’entraîner moultes rigolades chez ses contemporains; l’arme de la dérision se devait de compenser (comme c'est souvent le cas) la faiblesse des arguments des ses détracteurs.

Les analyses géologiques des deux rives de l’atlantique, du Canada au cap Horn, révélèrent la même nature des sols aux points d‘ajustements en face, de l‘écosse à l‘Afrique du sud. Dès lors les rires cessèrent. Plus tard l’étude des fossiles confirmèrent la présence de mêmes spécimens ayant vécus aux mêmes époques. C’est ainsi que cette théorie devint certitude, révélant le mécanisme de la dérive des continents toujours d'actualitualité, propulsés par le mouvement (découvert plus récemment) des plaques tectoniques. De manière générale il faut reconnaître une certaine honnêteté au milieu scientifique qui sait abandonner ou modifier les voies sans issues.

Ainsi à l’idée de "l’adaptation" d’une espèce dans un milieu, s’est ajouté celle de "l’espèce la mieux adapté" s’épanouissant dans le milieu au détriment d’une autre. Les chênes ne se transforment pas en pins parasols avec le réchauffement climatique, mais disparaissent laissant la place à ces derniers. Pourtant certains arbres (citronniers) se transforment en troquant leurs feuilles pour des épines en cas de sécheresse. C’est, très schématiquement, la définition la plus couramment admise actuellement de l‘évolution. Les cartes ci contre montrent l'évolution des pins maritimes (beige)et des chènes lièges (rouge)au détriment du chêne(vert) et du chataîgner (jaune)depuis 1980 et projetée sur un siècle.


Dans le règne animal, il est prouvé que des modifications génétiques spontanées ont lieu en permanence; Ainsi un certain lézard végétarien introduit par des scientifiques sur une île rocheuse d’Asie est devenu carnivore en seulement 50 ans; les grands lézard indigènes carnivores de l’île eux, ont tous disparus. Une observation superficielle aurait pu laisser croire que les gros lézards avaient mangé les petits, ou qu’il s’étaient croisés, mais la génétique prouva que l’espèce introduite devenue carnivore, était la seule survivante.

Ah! La génétique…Savez-vous d’où viennent les indiens d’Amérique?
Jusqu’à récemment chacun savait qu’à la dernière glaciation le détroit de Béring (Alaska-Sibérie) fut franchi par des "Asiatiques" voici environ 12 000 ans faisant d‘eux la source exclusive de peuplement. Mais voilà qu’une découverte archéologique vient ces dernières années remettre cette affirmation en question. Un squelette, trouvé dans l‘état de Washington, datés d’environ 8000 ans à des caractéristiques Européennes et un autre en Amérique du Sud, Africaines ou océaniques avec des traces de présence de 30 000 ans …Avant Colomb des explorateurs du vieux continent avaient découvert l’Amérique…Des pointes de flèches en pierre, similaires à celles trouvées dans les grottes de Solutré, ont été découvertes dans des sites préhistoriques Est Américains mais inconnues dans l‘Ouest. Mais la preuve la plus moderne de cette nouveauté se trouve dans la génétique. Certains Amérindiens de l’Est partagent un haplotype (ensemble de gènes) rencontré uniquement chez les Européens, totalement absent en Asie, Sibérie ou chez les Inuits. La conclusion est indubitable.

Mais pourquoi est-ce que je vous promène ainsi?
D’abord pour vous démontrer que la science n’est pas l’affaire de gens bornés, comme c’est souvent le cas chez certains théologiens, s’engouffrant dans des spéculations sans espoir de retour, comme dans un dogme clérical, ensuite pour vous conduire vers une découverte très embarrassante pour l'arrogante espèce humaine. Nous avons 98,7% de code génétique commun avec beaucoup de singes et pire, 99,4% avec les sympathiques singes Bonobos. Nous avons également un pourcentage de code génétique commun (plus faible) avec quantité d’autres espèces, mais plus l’espèce nous ressemble physiquement et socialement, plus le code génétique est proche (c'est pas la peine de faire la grimace). Comme pour l’étude de l’origine commune des continents, l’apparence physique était une hypothèse de travail et l’étude géologique ou génétique confirme et précise celle-ci.

La conclusion indubitable est cette fois, que nous sommes de la même structure génétique que toute espèce animale, et que, puisque nous avons plus de 98% de code génétique commun avec certaines espèces, nous sommes inéluctablement reliés, à une source cellulaire commune plus proche. L’idée de descendance directe entre les primates et les humains est actuellement totalement abandonnée au profit de celle d’une souche commune (ma délicatesse m‘interdit d‘utiliser le mot "ancêtre"). Le génome humain, comme celui de tous les primates, semble bien "provenir" du même code génétique de base. Reste à chacun de définir ce que l'on peut entendre par "provenir", ainsi que les évènements et les raisons qui en sont à l'origine.

La question que j’ai souvent posé sans obtenir de réponse qui me satisfasse est celle-ci.
Quand et comment le "primate" car nos en sommes, fut-il "génétiquement" modifié en humain?
D’abord il nous faut définir ce que contient le 1 à 2% de code génétique séparant l’humain de l’animal.
Comme nous ce dernier cherche sa nourriture, mange, se reproduit, élève ses petits, souffre, vit parfois en "famille". Mais l’humain parle, écrit, lit, invente, asservit, accumule, prévois, calcule, réfléchit, pense. L’homme est cérébral il pense au présent au passé à l’avenir. C’est peut être là que réside la modeste ( dans les chiffres) mais abyssale dissemblance entre l’animal à l’humain. Dans ce concept ne pouvons nous y voir l’image de la conscience? Conscience d’exister, d’avoir un passé un avenir, de favoriser nos aimés, haïr nos ennemis même en leur absence. Cette conscience d’être, est aussi conscience de faire (forcément le bien ou le mal) donc conscience morale. Et si être humain ne se résumait t-il pas simplement en "possesseur" d’une conscience physique (de son existence) et morale? Nous avons là l'ébauche d'une réponse éventuelle à la question : quand l’animal devint-il humain?: le jour où il acquis une conscience.
Je nous vous ai pas dit à quelle date? Excusez moi, c’était le 25 octobre 450 000 ans avant JC…..à Tautavel (66) à 14h30, environ, j’étais partis au mammouth (à la chasse) ce jour là.


En tout cas une chose est certaine, il y avait des sépultures (les plus anciennes trouvées à ce jour) vers -100 000 ans en Israël (Skhul et Qafzeh) et en Égypte(Qena), preuve donc que les homos sapiens étaient bien des humains qui enterraient leurs morts avec quelques outils, vêtements et bijoux. Ces peuples avaient déjà une conscience morale, un respect du défunt et certainement une ébauche de réflexion spirituelle. Qui dit conscience dit obligatoirement connaissance du bien et du mal et nous rejoignons ici la notion, qui m’est chère et commune aux croyants, illustrée dans la genèse par la triste expérience de Mr&Mme Adam et Eve. Voilà une voie qui pourrait permettre à un antagonisme de se modérer, autorisant aux biblistes fondamentaliste* et aux évolutionnistes purs et durs de faire un aimable petit pas l’un vers l’autre…(sachant que le chemin sera encore long)


Dans la grande marche de l’histoire humaine structurée, communautaire, celle des villes et villages prend son essor 8/9000 ans avant notre ère.
L’homo sapiens savait fabriquer d’ingénieux outils en os ou en pierre bien tranchants, chasser des herbivores et en élever quelques uns. Pour en arriver au niveau technologique que nous connaissons de nos jour on peut en conclure qu’il y ait aussi, apparemment, dans notre parcours un essor de l’intelligence et la technique.
Il semble même que le cheminement de notre espèce s’accélère dans tous les domaines comme si nous arrivions en fin de course en un resplendissant bouquet final. Si l’homme à marché à pied durant des dizaines de milliers d’années, a chevauché depuis environ 5000 ans seulement, le voici qu’il roule et vole en engin motorisé depuis environ un siècle à peine. Ce crescendo commun à toutes les activités humaines fait de nous des blasés et rien ne nous étonne plus, comme s’il n’y avait plus aucun mystère à découvrir, plus aucune expérience à faire.

Chacun peut aisément comprendre tout de même que l’on ne peut réduire le principe de progrès uniquement au développement physique et matérialiste de notre espèce.
Il serait malhonnête de minimiser le développement des valeurs de l’esprit, l’amour, la compassion, la foi, le pardon, au profit de visions simplement éthologiques et biologiques, ces valeurs morales étant justement une spécificité extrêmement admirable de notre espèce.
Au cours des cinq derniers millénaires nous avons assisté à un épanouissement de la conception philosophique, morale et spirituelle, celle-ci passant de l’age du polythéisme, des rites primitifs, sacrifices sanglants, tabous et législations scrupuleusement pointilleuses (toute ressemblance avec des mouvements religieux actuels est involontaire et forfuite), aux lois humaines protectrices, au respect d’autrui et à la conscience d’une destinée conduite par une puissance supérieure magnanime. Il me serait profondément désagréable de me réduire qu’à un corps mécaniquement incontrôlable dont l’évolution n’aurait aucun but.
L’humanité, mais aussi l’individu est trop souvent encore soumis à des désirs primaires pour ne pas dire bestiaux (domination, prédation, agressivité) reliquat certainement de notre passé génétique. Les désirs de l' humain, s'il veut être heureux, sont destinés à s’épanouir sous l’administration de la conscience, de passer, pour reprendre une image chère aux spiritualiste, de l’homme animal, à l’homme humain, réceptacle du concept de l’accompagnement de notre histoire, mais aussi de notre vie par une puissance supérieure. Il y a, sur le terrain non matériel, certainement encore beaucoup à accepter pour le scientifique.


Voilà, mon enquête journalistique, basée sur les données actuelles de nos connaissances, s’arrête sur un compromis, une porte ouverte, encore une fois sur la réflexion et la recherche dans un esprit ouvert et consciencieux.
Pour le moment je n’ai pas mieux comme canevas (parmi d’autres en réserve) qui puisse satisfaire un croyant en réponse aux interpellations sur le mystérieux passé de notre planète terre. J’ai pas mieux non plus pour réconcilier l’évolutionniste matérialiste avec la ferme conviction
, à laquelle je suis attaché, d’une dimension spirituelle de l’homme. Les affirmations despotiques des fondamentalistes* religieux, souvent intolérants dans leurs anthropomorphisme* absolu ni celles des Darwinistes* péremptoires, reniant le dessein de l’humain n'ont étanché ma soif de certitudes. Je ne suis ni fondamentaliste, ni Darwiniste, qu'on se le dise! Je persiste à croire que des deux côtés il y a d’honnêtes et sérieuses évolutions à faire, ne serais ce déjà que dans le respect. Me plaçant au milieux d’eux je cherche donc à concilier des "credo" apparemment inconciliables pour des intelligences sclérosées. Peut être mon évolution personnelle me destine t-elle à un ministère de réconciliation….

Fondamentaliste : intégriste, conservateur. Se dit de certains mouvements religieux pour qui tout ce qui est écrit par les fondateurs doit être pris au sens littéral, au sens réel et historique de l’évènement. Par exemple si je dis : "le récit de la genèse est un mythe porteur d’un enseignement", le fondamentaliste musulman, juif ou chrétien criera au mieux au blasphème, au pire à l’émeute ou à la lapidation (ça s’est vu récemment)
Anthropomorphisme : Croyance, doctrine attribuant à la divinité une nature semblable à celle de l'homme (voir " Et l'homme créa Dieu").
Darwinisme : doctrine issue de Charles Darwin niant toute intervention intelligente (divine) dans le processus de création et d’évolution des espèces.

Happy birth day Mr Darwin

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