L'ECCLESIASTE


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Emigration, immigration

SOCIETE


Comment aborder, je n'ose dire, ce problème, je dirais donc, ce phénomène planétaire, sans fâcher qui que ce soit? Il faut noter que l'homme est un migrateur, et comme toutes les espèces animales, ses mouvements correspondent à certaines nécessités. Aussi loin que l'on remonte dans l'histoire, nous assistons à des mouvements de populations.


Que ce soit les indo-européens, les sémites, ou autres peuplades primitives, toutes ont "navigué" sur la planète à la recherche du mieux être, ou tout au moins, essayant de fuir des conditions de vies, invivables: sécheresse, changements climatiques, saisons, migrations des troupeaux sauvages…. La terre ne connaissait pas de frontières en ces temps là, chacun s'installant là où le sol pouvait nourrir. Et quand il ne pouvait plus, il fallait reprendre le mouvement pour aller voir ailleurs. Les difficultés ont commencées lorsque l'émigrant rencontrait un peuple ayant émigré avant lui. La place étant prise, les hommes en sont venus aux mains.

Les migrations se sont alors appelées conquêtes!




Il y eut même des périodes ou, jugeant la région trop vide, on a été chercher des humains de l'autre côté de la planète pour peupler et surtout exploiter ces vastes plaines cotonneuses ou ces usines en pleine expansion, quand ce ne fut pas pour servir de chair à canon (en France ils furent 100 000 en 1940 et 800 000 en 1914) La croissance, demande des bras, le plus fort les prend là où il les trouve.

L'émigration ou immigration, suivant le côté où l'on se trouve, est une question d'intérêt.

Le pauvre africain, indien, asiatique voit en direct, depuis l'invention de l'écran, les tonnes de victuailles jetées qui accompagneraient bien son bol de riz, de mil ou de sorgho.
Tout pécheur bredouille en rivière sait changer de coin afin de s'assurer de bonnes prises. Aucune loi ne protège celui qui était là "avant", et qui, son filet rempli, se met à rejeter ses prises à l'eau.

Si j'étais un affamé du tiers monde je ferais tout pour m'évader de ma condition et venir manger les restes de gamelle chez ceux qui ont trop. Ne feriez vous pas pareil? réfléchissez y bien avant de répondre.



La survie, aujourd'hui, pour les deux tiers de l'humanité, passe par des traversées de déserts, puis par-dessus des grilles de trois mètres, traverse des fleuves et des bras de mer dans des embarcations de fortune, embarque dans des soutes d'avions, de cargos, creuse des tunnels sous des voies ferrées, utilisent les services de filières, de mariages blancs, faux papiers, et autres combines.
Aucun mur, aucune porte, n'a arrêté l'affamé. Surtout quand la faim n'est pas uniquement de pain, mais aussi de justice. La complicité de tous les gouvernements est bien présente dans tous ces mouvements de population; Les subventions accordées aux pays en difficultés, les remises de dettes, ne profitent jamais au peuple, mais à leurs dirigeants qui entretiennent des "accords" avec leurs "souteneurs".


A celà il faut aussi rappeler que la majorité des étudiants étrangers ne retournent pas porter leur savoir dans leur pays d'origine. Récemment le ministre de la santé du Mali se plaignait qu'il y ait plus de médecins Maliens en France que dans son pays alors que ces derniers ont reçus de leur pays d'origine des bourses pour financer leur formation. N'a-t-on pas entendu les mots "d'immigration choisie" récemment dans la bouche d'un de nos ministres? Il n'a pas précisé que ce genre de transfert (comme au foot) ruine l'équipe locale qui voit partir les compétences qui pourraient participer au développement de ces régions qui en ont tant besoin. Et à propos de foot, puisque l'actualité le veut, n'oublions pas nos chers joueurs Africains, rapidement francisés pour les besoins d'un club qui espérant de prompts résultats, fera silence sur la nationalisation obtenue en trois jours.
Je me souviens du temps où régulièrement étaient commentés avec admiration les exploits de ces ingénieux habitants des pays de l'Est, ingénieurs ou sportifs, qui fuyaient leur pays. Le rideau de fer n'a jamais été inviolable, et un jour il a fini par s'écrouler complètement.


Vous me direz bien sur, que les animaux se battent pour leur territoire. C'est vrai. Et nous, les humains, nous savons, par nombreux bains de sang, agrandir ou défendre notre sol national. En jetant un regard sur l'histoire, j'en viens à me demander si le prix à payer était à la mesure du résultat.
On a été chez eux durant plusieurs centaines d'années? Ils viennent chez nous à présent, c'est un peu comme s'ils prenaient leur revanche, et je pourrais ironiser sur cette pirouette de l'histoire si elle n'était porteuse de tant de tragédies.
Je sais, je sais, vous grincez des dents, mais que pourrez vous faire de plus?
Les seuls qui pourraient faire, en "haut lieu" n'y feront rien, tant, chez ces gens là, monsieur, on ne fait rien, on ne fait rien, on cause!



Bien sur vous connaissez tous des cas d'abus, de profiteurs des avantages qu'offre notre société. Mais qui peut se dire irréprochable, n'ayant cherché à ne pas déclarer tel revenu, faire sauter un PV, un petit boulot non déclaré, un emploi fictif, quand ce n'est pas faire immigrer son capital vers la Suisse ou le Luxembourg? Les étrangers n'ont pas le monopole des abus et fraudes en tout genre.
Certains voient dans une politique extrêmement protectrice et sécuritaire l'arrêt du mouvement, mais je doute fort des résultats définitifs. Et puis, si cette politique avait été appliquée il y a seulement 80 ans près de la moitié de ceux qui lisent ce texte aujourd'hui aurait été reconduit dans leur pays d'origine.
Parmi mes nombreux lecteurs, il y des enfants, d'Italiens, d'Espagnols,de Malgaches,de Mauriciens,de Belges,d'Algérien,de Vietnamien,d' Antillais,de Malaisien….

Et puis que penser de ses mouvements de population qui conduisent tant d'anglais, d'Allemands, de Hollandais à s'installer dans le Sud Ouest faisant revivre mains villages en voie de désertification?
Que penser de tous ces français qui investissent au Maroc pour leur retraite?

Certains diront, ou du moins penseront, sans oser le dire, c'est une question de religion. Alors là, depuis quand les français s'intéresseraient-ils à la religion? Si ces derniers pratiquaient sincèrement ils ne craindraient pas de contamination. Nous avons exporté notre Christianisme l'arme à la main à travers tous les continents, pouvons nous honnêtement reprocher, aux nouveaux arrivés chez nous, d'emmener leurs bagages culturels et spirituels?
La tendance humaine est de souvent reprocher à autrui ce que nous avons fait, feront ou aimerions faire un jour.

Il serait bon de reconnaître, dans cette propension à bouger, de migrer, chez l'humain, une qualité (et pas un défaut) inhérente à sa nature intelligente, et à sa survie. Cette possibilité d'adaptation, dont on s'émerveille dans le mystère de l'évolution des espèces, a une valeur intrinsèque. Une fois reconnue cette valeur, nous arriverons à porter un regard humain à cette tragédie.
Qui sait si, comme l'empire Romain sous les coups des barbares, notre empire occidental, on ne peu plus matérialiste, n'est pas appelé à s'écrouler à son tour? Toute les civilisation se sont effondrées les unes après les autres, mais chaque fois, des ruines, est sortie une autre société.
Quand vous irez manger un couscous, une paella ou des nems, écouter un concert de reggae, de musique afro, que vous irez danser le Zouk, le Sega ou la Salsa, que vous admirerez un documentaire sur l'Afrique ou l'Asie, pensez fortement que la terre, sa richesse et a beauté sont à tous le monde et vous en jouissez.
Seul l'égoïsme y a mit des frontières.


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