L'ECCLESIASTE


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Immortalité de l'âme

SPIRITUALITE

Il semble évident pour la majorité des chrétiens que l'âme est un élément de notre nature et celle ci est immortelle. Mais, ce que l'on croit depuis des millénaires, que jamais personne ne remet en cause, ni ne vérifie, est ce une réalité? Voyons donc les sources de ce dogme.
Tout d'abord il faut s'entendre sur les termes. Si on prends le texte de la Genèse, (il faut bien commencer par les premiers texte sur le sujet) chapitre 2 verset 7 "Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie, et il devint un être vivant." Dans une reprise de ce texte dans le nouveau testament il est écrit : "Adam devint une âme vivante "(1 corinthien chap. 15 v 45).Dans tout l’ancien testament l’âme est liée au sang. Ainsi que les hébreux avaient ordre de ne pas manger le sang des animaux abattus, non seulement,des sacrifices, mais aussi pour leur consommation. "L'âme est dans le sang", est-il souvent précisé. (Lévitique 17 v 14) Il semble donc que, si l’âme est dans le sang des animaux, ces derniers en possèderaient une. Mais aucun texte de l’ancien testament ne laisse à penser que ce soit le cas, ni que cette âme qui "coule" avec le sang soit immortelle. pour les bêtes ni pour les humains. Il n'est non plus aucune mention d'un voyage vers l’au delà de celle ci.

Pour le corps c'est clair il n'y a aucun doute. Genèse 3 v 19 "tu es poussière et tu retourneras à la poussière». Tous les auteurs sont d’accords avec cette affirmation. N’y a-t-il aucune allusion sur une survie quelconque d'une partie de nous? Oui, un auteur parlant de la futilité et de la brièveté de la vie humaine nous livre cette phrase : « la poussière (de l'homme) retourne à la poussière, et l'esprit retourne à dieu qui l'a donné.» l'écclésiaste 12 v 8. C'est le texte de l'ancien testament où il est fait mention de ce que j'appellerais " la création ". Dieu à crée avec la poussière un corps, il y souffle la vie et il en résulte une "âme vivante" ou un être vivant. A la mort le corps retourne en poussière, et le souffle de vie ou esprit, retourne à Dieu. Pour imager cela, prenons une ampoule. Elle représente le corps. J'envoie du courant, c'est le souffle ou l'esprit, elle brille, c'est la vie. Je casse l'ampoule, elle retombe en débris etvie s’éteint. L'âme, vie disparaît. Si il y a quelque chose qui retourne à Dieu, c'est assurément l'esprit, mais en aucun cas il n'est question d'une âme qui subsiste une fois le corps détruit.




Mais dans la Bible toute entière l'âme est citée plus de 1000 fois. Et il est question de son repos, de son plaisir, de sa tristesse, de la crainte de sa perte, de son salut, etc. Toujours rien sur son immortalité. Si, dans l'ancien testament, cette notion est liée presque toujours à celle de la vie (le sang), dans le nouveau testament elle est très attachée à l'idée d'affectivité, de sentiments, d'émotions. Nous dirions de nos jours de "psychisme". C'est ainsi que Jésus, le maître incontesté du christianisme, dira avant sa mort "mon âme est triste jusqu'à la mort" Mathieu 26 v 38. Mais sur la croix, ses derniers mots seront " Père je remet mon esprit entre tes mains", repris d'un versé des psaumes 31 v 6. Jamais Jésus n'a fait allusion à une quelconque immortalité de l'âme. S'il en était un qui pouvait n'avoir aucun doute là dessus, c'était bien lui. Je pense que pour l'âme, c'est clair, il n'y a aucun enseignement précis sur son immortalité dans toute la bible. Il y a surtout une grande confusion entre l'âme et l'esprit, (D'où vient cette confusion? j'y viendrais un peu plus tard.) c'est l'esprit qui vient de Dieu et qui repart vers Dieu.


Maintenant, voyons ce qu'il en est de cet esprit. Cité plus de 200 fois dans l'ancien testament, il semble être une influence, un esprit du mal, ou du bien, il se rapprocherait dans certains cas du psychisme, comme nous l'avons vu pour l âme. Mais certaines fois, il à le sens de ce qui retourne à Dieu. "Mon esprit ne restera pas en l'homme", sous entendu à sa mort (génèse 6 v 3). Dans le nouveau testament l'esprit est cité environ 360 fois. Dans les écrits de St Paul (1 Corinthien 2 v 11à 14) il est question d'un esprit humain et d'un esprit divin. Dans cet exposé l'auteur présente l'esprit humain étant capable de raison, de sagesse, de philosophie, et l’appelle plus loin, l'esprit animal. Celui que reçoit le commun des mortels. St Paul fait une différence avec l'esprit divin, permettant la compréhension des choses spirituelles. C’est celui que reçoit quiconque se tourne vers des préoccupations spirituelles. Un peu comme un récepteur qui est donné pour "capter" les pensées spirituelles. Dès que le besoin s'en fait ressentir, il est connecté. Paul, théologien par excellence du christianisme naissant, va nous offrir un beau passage sur ce qui nous occupe ici. Que se passe t-il à notre mort? Il est celui qui en parle avec le plus de précision, certainement, ses auditeurs ont du l'interroger sur le sujet.

Que dit-il? «Ceux qui dorment (les morts) seront ressuscités lors du retour du Christ. Et les vivants enlevés au ciel.» (1 thessalonicien chapitre 4 v 13à 18) C’est tout? Ben oui. Rien, là non plus, sur une âme qui va vers le paradis (ou ailleurs) à notre mort. Le contexte de cette lettre de Paul est intéressant car il répond à des Grecs et nous savons tous (j'espère) que les Grecs, (mais j'y reviendrai) ont été les promoteurs des idées sur l'immortalité de l âme. Paul craint certainement l'influence de la philosophie Grecque sur le christianisme naissant et il réaffirme que l'enseignement de celui ci est, la résurrection et non l'immortalité de l'âme. En fait, Paul reprend le thème de l'ancien testament " il n'y a rien au séjour des morts " (Ecclésiaste9), ce passage mérite d'être lu, il fait bien réfléchir. Non seulement il n'y a rien, mais il n'y a aucune participation des morts aux affaires humaines (v 6). Ceci coupe court à toute discutions sur la nécessité de prier pour les morts, les saints, de craindre les revenants, âmes errantes, fantômes et autres intrusions de nos chers disparus (qu'ils soient saints, saintes ou damnés) dans nos vies quotidiennes. C’est d’ailleurs une interdiction de l’ancien testament que de consulter ceux qui interrogent les esprits et les morts. Mais là, c’est un autre sujet. Voilà les textes qui laissent à penser que les Juifs de l'antiquité et les premiers chrétiens ne faisaient pas de l'immortalité de l’âme un dogme, et que ce n'était pas leur préoccupation.



Mais pourtant la majorité des chrétiens y croient. N'y a t-il pas des textes qui penchent vers cette thèse? Affirmatif! Nous allons donc les étudier.
" Celui qui croit, a, la vie Eternelle." dira Jésus (Jean 3 v 36). Bien sur, ce texte n'est pas au futur. Donc le croyant peut penser qu'il ne meurt pas, il passe de la vie ici bas au "paradis". Peut on en conclure ceci à la seule lecture de ce passage? Peut on avoir quelque chose sans en jouir? Ben oui, quand ma fille avait 11 ans, je lui ai offert un compte jeune, elle l'a bien, mais elle ne pourra en jouir qu'à sa majorité. En attendant elle ne pourra que voir les chiffres "gonfler" preuve que ce compte existe vraiment. Ce texte n'est pas un enseignement sur l'état des morts comme celui de Paul, mais sur le salut.


Jésus cite son Père " Je suis le Dieu d’Isaac et de Jacob, je suis le Dieu des vivants et pas le Dieu des Morts" (Matthieu 22 v 32). Là aussi, le terme "Je suis " est au présent. Mais "Je suis " est
le nom que Dieu se donne dans tout l'ancien testament pour montrer son éternité. Il dit à Moïse "Je suis celui qui suis." Jésus ne fait, en parlant à des Juifs, que reprendre son nom.Mais il cite des personnages morts (Abraham Isaac etc.), en disant, je suis le Dieu des vivants. C’est donc qu'ils sont vivants?Je peux répondre par la même explication que pour le texte précédant. Ils sont "vivants " en espérance comme ma fille a un compte jeune.Mais tout le texte de Matthieu rapporte une discussion entre des Juifs et Jésus sur...la résurrection des morts. C'est leur seule préoccupation. Personne ne cherche à savoir ce que Jésus pense sur l’immortalité de l’âme. Mais on va aller plus loin. Un disciple demande à Jésus de le laisser enterrer ses parents avant de pouvoir le suivre. Et jésus de lui répondre, "laisse les morts ensevelir les morts" (Matthieu 8). Que veut dire ce texte? Que des vivants peuvent être morts et enterrer d'autres morts? Dans l'esprit de Jésus les morts dont il parle, ce sont tous ceux qui n'acceptent pas le salut. Ils sont morts, tout en étant vivant, tant qu'ils n'acceptent pas ce qu'il appelle "la nouvelle naissance" "Il faut que l'homme naisse de nouveau" (jean 3) dira t- il à Nicodème. Il fait allusion au baptême. Ainsi ceux qui acceptent cette nouvelle naissance sont ceux qui auront droit à la résurrection et à la vie éternelle selon sa promesse." Je reviendrai afin que là où je suis, vous y soyez aussi" 'jean 14 v 3) dira t-il à ses disciples. Mais les élus ne seront en présence de Jésus selon sa propre promesse, que lorsqu'il reviendra. Pas à leur mort, sous forme d'âme ou d'esprit immatériel. Jamais jésus n'a dit à votre mort vous me rejoindrez aussitôt au ciel. Lorsque Dieu se déclare le Dieu d'Abraham D’Isaac et de Jacob... il se déclare le Dieu des vivants, ceux qui sont élus, ceux qui ont reçu la Vie éternelle, un acquis, même s'ils "dorment " encore jusqu'à la résurrection.




"Je te le dis aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis '
Luc 23v 43). Ce passage rapporte les dernières paroles de jésus sur la croix s'adressant au larron repenti. Ce texte laisse à penser qu'à sa mort, le larron montera avec Jésus au paradis. Mais il faut savoir qu'en Grec, écriture originelle de l'évangile selon Luc, il n'y a pas de virgule. Je peux mettre la virgule en Français où je veux. Si je la met non pas avant mais après, aujourd'hui, le sens de la phrase est totalement différent. Je te le dis aujourd'hui, (virgule) tu seras avec moi...." Mais je ne vais pas chicaner pour une virgule. Pourtant... Jésus pourrait-il mentir au larron? En effet, nous savons d'après la suite du récit qu'à sa mort, vendredi soir, Jésus a été enterré et il n'est monté au ciel que le dimanche, après sa résurrection. Il le dit lui même le dimanche matin à Marie de Magdala "ne me touche pas car je ne suis pas encore remonté vers mon Père"( Jean 20 v 17 ) donc il ne pouvait dire au larron, dès que nous serons morts, nous monterons ensemble au paradis, puisque lui n'y allait pas.





Matthieu 17; Nous assistons là à un évènement impressionnant. La transfiguration. Jésus apparaît à 3 disciples en compagnie de Moïse et Elie. Donc ils sont bien vivant ces deux là. Mais il ne s'agit pas d'âme immatérielle, de deux personnages en chair et en os, ils discutent et les disciples veulent leur dresser une tente pour la nuit. Or l'ancien testament affirme qu'Elie n'est pas mort mais qu'il a été enlevé au ciel (l2 rois v 11) Elie est un être privilégié qui n’est pas passé par la mort. Quand à Moïse aucune trace. Le livre de Deutéronome (chap. 34 v 6) mentionne simplement que "l' Eternel enterra Moïse" et que son tombeau n'a jamais été retrouvé. Alors que les Juifs ont le tombeau d' Abraham de Joseph, ils n'ont pas retrouvé celui de leur principal prophète.Qu'est il devenu? Seul un texte mystérieux de Jude nous apprend que l’archange Michael a réclamé son corps au diable. Pas son âme, mais son corps. Etait ce pour le faire apparaître lors de la transfiguration? Peut-on expliquer la présence de ces deux personnages, lors de la transfiguration, Elie, enlevé au ciel sans passer par la mort, et Moïse, tiré du tombeau, comme les preuves de la victoire de Jésus dans le plan du salut de l'humanité? Moïse représentant les morts qui ressusciteront au retour du christ, et Elie les vivants sur terre lors de ce même évènement. (Voir Thessalonicien 4 v 16-17). Je le pense, mais je ne vais pas, là, vous expliquer toute la signification de la transfiguration, ce serait trop long.




Apocalypse 6 v 9 à 11. Voilà enfin un texte qui révèle les activités des âmes au paradis. Je vous le site, car ce qui nous vient du paradis ne peut être, (vous allez en juger) que réjouissant. C'est St Jean qui rapporte une vision." Je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu'ils avaient rendu. Elles crièrent d'une voix forte: jusques à quand, Maître, tarderas tu as juger et tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre". Voilà ce que font les âmes au paradis depuis des milliers d'années, elles sont tapies sous un autel et elles passent leur éternité à crier.....Franchement, vous le voyez comme ça vous? C'est là, la bonté de Dieu lorsqu'il promet au larron sur la croix "tu seras avec moi au paradis?" Si c'est ça l'immortalité de l'âme, très peu pour moi, je n'en veux pas! Si vous vous amusez à lire l'apocalypse (même s'il n'y a pas de quoi) vous comprendrez aisément que les chandeliers, les étoiles, les animaux, les monstres, les cornes, et autres étrangetés, ne sont que des symboles, et je ne peux tous vous les donner ici, cela représenterait des pages et des pages. Donc pourquoi penser que l'autel en question est un autel et que les âmes passant leur temps à crier, sont les élus qui chantent de bonheur au paradis. Ce serait plutôt l’enfer ça non? J’y vois là, une image (poétique???) personnifiant le souvenir des martyrs.




Voilà, j'ai essayé de faire le tour de ce problème de l'immortalité de l'âme à travers l'enseignement judéo-chrétien. A part le texte d'ecclésiaste 12 v 8 où il est dit que l'esprit retourne à Dieu, c'est le silence complet. Tous les autres passages, montrent la mort comme un sommeil inconscient, qui ne se terminera, qu'au retour en gloire de Jésus. Si on y réfléchit, on peu arriver à la conclusion que ce n'est pas si mal que ça. Imaginez un peu les parents qui du ciel voient leurs enfants souffrir sur terre, massacrés parfois dans des guerres, sous la torture dans des prisons, affamés au cours des disettes, terrorisés par les épidémies. Un élu au paradis pourrait-il goûter le bonheur promis en ayant sous les yeux toute la misère du monde? Serais ce là, la bonté de Dieu?

Je crois que dans sa divine sagesse, notre créateur nous accorde à tous le même bonheur, en même temps. C'est le sens des paroles de St Paul dans 1 thessaloniciens chap. 4 v 15 en parlant de la vie éternelle, "nous ne devancerons pas ceux qui sont mort". Mais alors pourquoi tant de chrétiens et avant eux tant de croyants de religions diverses à travers le monde ont pour unique espoirde s'échapper des griffes de la mort en lui faisant un pied de nez?
C'est là, le premier mensonge de l'histoire de l'humanité telle que nous la présente l'ancien testament. "Vous ne mourrez point" (genèse 3 v 4) affirma le serpent à cette innocente et naïve Eve. Cette affirmation mensongère du paradis donné à tous, suit les humains à travers les millénaires, et dès qu'ils s'éloignent du fil conducteur que pourrait constituer l'histoire du peuple de la Bible, elle revient dans un galop,...d'enfer. Nos ancêtres spirituels, les hébreux ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme.
Les musulmans n'y croient pas non plus (du moins à l'origine) puisqu'ils ont l'ancien testament en commun. Le coran, sourate 21 (34-35) " toute âme doit goûter la mort". Ce n'est qu'au 12eme siècle que Moïse Maimonide, rabbin de Cordoue, introduit cette notion chez les Juifs. Et les chrétiens?






Si tous les chrétiens s’en tenaient aux seuls textes de l’ancien et du nouveau testament, comme j'ai essayé de le faire, cette notion leur serait restée étrangère. Il n'existe aucun enseignement clair sur l’immortalité de l'âme, alors qu'aucun doute ne peut subsister quant à la résurrection. D'où vient donc cette notion rependue partout? Juste avant l’ère chrétienne, la Grèce, sa culture, son art et sa philosophie, à essaimé ses colonies à travers le monde, de l’Inde aux colonnes d’Hercule. Ainsi l’enseignement de Platon, 427-378 av JC, s'est répandu en occident.
Voici sur le sujet ce qu'il dit :
"Ce qui est divin, immortel, intelligible, ce qui est indissoluble et possède toujours en même façon son identité à soi-même, voilà à quoi l’âme ressemble le plus." (le phédon),
Pour Platon, l'âme

Est un être apparenté aux idées
A un mouvement propre
Est immortelle
Par contre, un autre philosophe, Epicure, 341-270 av JC , s'oppose à cette notion. Pour lui la mort est la disparition de toute conscience et souvenir, la séparation des éléments dont nous sommes composés.
L'âme ne peut survivre sans le corps. "Lucrèce III 517"

Avec les autres philosophes, Socrate, Homère, et autres partisans de l’âme indestructible, cette idée s’est répandue parallèlement aux conquêtes d’ Alexandre le Grand, profitant de l’excellent terreau que constituaient toutes les religions dites à mystère et orientales, qui envoyaient déjà leurs âmes vers des limbes lumineuses ou des champs Elysées avec l’espoir d’obtenir là bas tout ce qui n’avait pas pu l’être sur cette terre. Lorsque le christianisme est entré en contact avec la pensée grecque dont l’empire romain s’est fait l’héritier, elle s’est introduite dans l’église surtout lorsque les empereurs se sont convertis. St Augustin et St Thomas d’Aquinont été les promoteurs de l’âme immortelle.




Le dogme ne fut officialisé qu’au concile de Latran en…1513 . "Il y a eu une contamination par la pensée Grecque, dans la pensée Juive, la mort est totale" ( Jacques Ellul, théologien université de bordeaux 1985 ). Comment est ce possible? Au même titre que le culte des Saints a remplacé celui des idoles, avec leur chapelle construite sur l’emplacement des autels païens, que Noël a remplacé, en 325 sous Constantin, le culte du dieu soleil, Mithra, crée sous Jules César le 25 décembre, que la fête de la toussaint à succédé à la consécration du panthéon romain du 1er novembre, etc. Dans tout l'empire romain, la religion chrétienne, devenue impériale, répandît cette doctrine, puisée dans le paganisme et la philosophie grecque. En 869 le concile de Constantinople remplace le terme esprit, par celui d’âme, et légalise le culte des images.


Si votre christianisme est basé sur les seules saintes écritures, comme le revendiquent tous les milieux protestants, croire en l’immortalité de l’âme est une hérésie. Pourtant 90% des chrétiens issus de la réforme l’ont introduit dans leur dogme. Si votre christianisme est basé sur l’inspiration à travers les siècles de ses dirigeants comme le revendiquent les milieux catholiques, orthodoxes, arméniens etc.… alors on peut y croire. Seulement un problème se pose alors. Le christianisme peut-il se renier? Peut-il faire croire aujourd’hui, ce en quoi il n’a pas cru autrefois? Peut-il rejeter ce en quoi il a cru autrefois? Est-il nécessaire de rechercher la doctrine la plus authentique? Que chacun croit ce qu’il croit et la croix sera bien gardée, ais je envie de dire.

Mais si l’ancien et le nouveau testament ne permettent pas d’affirmer l’immortalitéde l’âme, si les textes concluent au sommeil des morts dans l’attente de la résurrection, cet état du sommeil est une consolation pour tous. Dans le sommeil l’homme est hors de temps. Donc le temps qui sépare l’instant de la mort à celui de la résurrection n’existe pas. Cette idée du passage "hors du temps", le même pour tous, est difficile à comprendre pour nous qui sommes sans cesse minutés dans notre vie quotidienne, mais pour Dieu…. Ainsi St Pierre dira dans sa deuxième épître chap.3 à propos du temps qui nous sépare du jour du retour de Jésus où les morts ressusciteront "un jour est devant Dieu comme mille ans, et mille ans comme un jour". Celui qui meurt ressuscite le même jour, car dans son sommeil, le temps s’est écoulé en une fraction de seconde. Ainsi je peux dire à celui qui meurt devant moi, comme Jésus l’a dit au larron sur la croix, "Tu seras aujourd’hui au paradis". Personne n’y sera avant l’autre, même s’il y a foule hors du temps". Il y a sur terre égalité entre les hommes devant le salut, la mort, et la résurrection. Quelle leçon d’équité pour tous ceux qui sur terre ont faim et soif de justice!


Pour tous ceux qui veulent aller plus loin ce livre développe le sujet remarquablement. a lire et à offrir à tous ceux qui passent par un deuil. L'auteur apporte une solide argumentation démontrant que l'espérance chrétienne n'a rien avoir avec une idée nébuleuse de l'au dela.
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