L'ECCLESIASTE


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Joyeuses Pâques

SOCIETE





De tout temps la vie humaine est marquée par des réjouissances. Nous avons le goût de la fête, de nous amuser, de marquer certains événements. Il n'y a vraiment pas de mal à se faire du bien, et si la fête nous rend joyeux quelle bonne chose! Donc, cette semaine voici venir Pâque. De la même manière que nous avons trouvé une explication sur l'origine de Noël, nous devons ne pas rester stupides si par les hasards de la curiosité de nos enfants, croquant une poule ou un oeuf en chocolat, nous sommes ainsi pris à parti :

PAPA, MAMAN, C 'EST QUOI PÂQUES?




Pâque est une fête du Judaïsme. Le mot s'écrit sans "S". C'est l'anniversaire de la sortie d' Egypte du peuple Hébreux. Après un séjour de 400 ans, finissant mal, Moïse libéra ce peuple pour le conduire vers la terre promise. Cet épisode est connu sous le nom de l'Exode (environ 1300 av JC) Le cinéma à illustré l'événement à plusieurs reprises.
Mais vous n'êtes peut être pas Juifs, alors?

C'est dans la compréhension de cette fête juive que nous pouvons trouver la vraie signification de la Pâque devenue également fête chrétienne.
Les Juifs préparent la Pâque en nettoyant leurs maisons, préparent des pains sans levain, des salades amères et un agneau est sacrifié pour être consommé au cours du repas.
Tout ceci est porteur, comme tout rituel, d'enseignements très riches.
Tout ce qui est sale dans la demeure doit disparaître car une vie nouvelle commence. Le pain ne contient pas de levain qui "fermente" symbole de nos querelles, de notre orgueil et de l'hypocrisie envenimant nos relations. Les salades (ou herbes) amères rappellent les jours difficiles et l'agneau la promesse d'une vie offerte (le sang est la vie, disent les textes hébreux). Cette délivrance "coûtait" la vie à un animal innocent .
Les Juifs considérèrent l' Egypte comme le symbole de la captivité, du mal, de la souffrance et l'agneau lui, représentait le prix à payer pour la délivrance.






Selon les ordonnances de Moïse un agneau devait être sacrifié.
Son sang (la vie) devait être répandu sur les lintaux de la porte de la maison.
Le repas était composé de viande d'agneau, de pains sans levains et salades amères.

La théologie du messianisme, (libération du peuple par un élu de Dieu) se développa au cours des siècles et plusieurs textes anciens (livre d'Esaïe chap 53) montrent le messie sous la forme d'un agneau silencieux "conduit à la boucherie" imagé par les sacrifices se déroulant dans le temple de Jérusalem. Le type même de sa mort est illustré prophétiquement dans le psaume 22 ( ils ont percé mes mains et mes pieds) ou Zacharie chap 12 Ils tourneront les yeux vers moi, qu'ils ont percé" puis chap 13 " d'où viennent ces blessures que tu as aux mains? c'est dans la maison de ceux que j'aimais que je les ai reçues" C'est ainsi que certains juifs reconnurent cet agneau en la personne d'un nommé Jésus né à Bethléem et crucifié à Jérusalem. Beaucoup souhaitaient une libération de la tutelle romaine qui pesait sur Israël. Mais c'était oublier que " l' agneau" devait y laisser la vie. C'est pour la fête de pâque, dans les années 30 de notre ère, que le Jésus en question, fils de Joseph (charpentier) et de Marie, fût condamné à mort pour avoir "perturbé" l'ordre public. Il y eut beaucoup de messies juifs ( sorte de maquisards) qui payèrent de leur vie l'opposition à la tutelle romaine. Mais aucun n'a laissé de trace comme le fit celui qui, par le plus grand des hasards participa " de sa personne " au sacrifice pascal cette année là en étant crucifié à Jérusalem. Cet ainsi que le christianisme voit dans la mort de Jésus la réalisation du symbolisme de la Pâque. Une victime innocente, humble et douce, n'ayant pour toute arme que des paroles de paix, de pardon, de réconciliation, ne pouvait qu'irriter, comme un reproche vivant, ceux qui conduisaient les peuples de l'époque. L'image messianique que véhiculait ce Jésus ne correspondait pas à l'attente des dirigeants juifs qui voulaient chasser l'occupant. Il gênait car il plaisait au peuple. Il fallait qu'il meure (voir le roi et les deux voleurs). S'il n'y eut aucune libération à sa mort de la tutelle romaine, les chrétiens trouvent dans la vie de cet "agneau" l'exemple à suivre nous libérant de nos passions humaines destructrice. Là réside le vrai sens de la pâque. Les chrétiens donc fêtent Pâques, avec un "S", comme l'ordonna cette fois Jésus et non plus Moïse, lors d'un repas appelé la cène, en souvenir de sa venue, de sa vie et de sa mort. Le sacrifice protecteur et libérateur était accompli. Cet évènement fut illusté par un tableau célèbre de Léonard de Vinci

Mais dans mon récit il n'est question ni d'oeuf ni de poule ni de lapin, le tout en chocolat bien sur...
Il faut reconnaître que le temps passant, tout s'érode, et ayant perdu le vrai sens de la fête de Pâque, (comme de Noël) il faut s'en trouver d'autres.

Et bien c'est en Egypte puis à Rome qu'on offrait en sacrifice des oeufs pour le printemps correspondant au jour de l'an. Le lapin lui nous vient d'orient (3500 av JC) symbolisant la vigueur sexuelle (ne dit-on pas "chaud comme un lapin...") et la fertilité. L'amalgame se fit donc entre les fêtes du nouvel an païen et la fête chrétienne de Pâque.
Aussi bons soient-ils, nos douceurs chocolatées ne tiennent pas la route quant à leur fadeur symbolique.
Racontons à nos enfants la vraie histoire de Pâques. Nettoyer ses pensées, laver ses rancoeurs comme on nettoie sa maison, se libérer de ses défauts, prendre de bons modèles pour nos vie, repartir de bon pied pour une nouvelle "terre promise", ça aussi c'est le symbolisme de Pâque.
C'est une belle histoire non? Mais justement les enfants adorent les belles histoires. Et nous adultes, si nous étions un peu moins blasés et devenions un peu plus frais, comme des enfants?

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