L'ECCLESIASTE


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L'analyse comportementale

PSYCHOLOGIE

Petite étude, en langage profane, du comportement. Face à une situation ou événement nouveau, notre première réaction se situe au niveau mental, l'analyse, par la pensée, de celui ci. Mais notre pensée, réflexion, dépend fortement de nos croyances, préjugés, résultat de notre éducation ou de notre vécu. Analysant cela il va en découler un jugement: « j'en pense du bien, j'en pense du mal, ou plus mitigé, j'en pense plus de bien que de mal , j'en pense plus de mal que de bien.»
De cette pensée va ressortir une émotion et de cette émotion découlera notre réaction, notre comportement



SITUATION = REFLEXION = EMOTION = COMPORTEMENT



C'est vrai que nous avons l'impression que, devant un évènement, nous ressentons une émotion et d'elle vient la réflexion. Mais c'est le contraire qui se produit. Notre émotion vient de l'analyse ou de l'évaluation spontanée, irréfléchie, à travers notre expérience ou vécu, qui nous permet de cataloguer l'évenement visualisé en " agréable, désagréable, perturbant, positif, etc"
Mais notre réflexion, liée à notre vécu, est elle vraiment bien équilibrée? Il est évident que si nous nous fions à notre propre jugement nous nous trouvons tous bien équilibrés. Il est très dur de dénoncer nos propres comportements. Rares d 'ailleurs, sont ceux qui, d'eux même, courent chez un psy. L'image populaire, pour ne pas dire le préjugé, nous fait trop souvent associer :" il va voir un psy, il est détraqué!" Parfois tout de même, lors d'échecs répétitifs, de conflits permanents, de réactions comportementales qui nous surprennent nous même, avec tous, à propos de tout, nous nous rendons compte que, peut être, nos jugements manquent de recul. Sachant que nous ressentons (émotions) ce que nous pensons (reflexions) et que nos reflexions se font à travers le flitre de notre vécu (éducation, préjugées etc) c'est au niveau de notre vécu que se trouve le mécanisme de transformation de nos émotions et par conséquence celui de notre comportement.






Un exemple. Un jeune homme est atteint de phobie sociale. Il a peur des autres et finit par rester enfermé chez lui. Par quelques discutions sur son passé on découvre que son grand père, qui l'avait élévé, avait pour dicton favorit :" l'homme est un loup pour l'homme". Toute action autour de lui était vue à travers ce filtre(reflexion) et l'émotion qui en découlait était à ce point négative qu'elle le paralysait. En plus cette croyance (dicton) n'est pas une vérité c'est une théorie sur les hommes avancée comme un préjugé, mais non vérifié personnellement. L'émotion, (phobie) était normale ainsi que l'inaction qui en découlait. C'est la croyance qui était fausse et qui perturbait tout le reste. C'est donc bien dans la réflexion que réside l'essentiel du travail à effectuer devant un trouble du comportement. Les pros nomment ça: thérapie cognitive ou comportementale.

Comment pensons nous?
1°) Par
pensées automatiques.
. Ce mode de pensée n’est pas contrôlé ou conscient. L’individu est passif. Ses pensées s’imposent à lui-même comme des schémas prédéfinis issus de l’observation (subjective et sujettes à distortions) par le sujet, de lui-même, de son environnement et de toutes leurs interactions.
Ex : « ça n’arrive qu’à moi », «de toute façon je vais me planter », «il ne me supporte pas … »
Ce mode de pensée est donc automatique, immuable et constant : la pensée contrôle le sujet
2°) Par
pensées rationnelles.
Mode de pensée contrôlé et conscient (autant que cela est possible et envisageable). Il s’agit d’une pensée intentionnelle, plus ponctuelle. Face à un événement, on ne réagit pas automatiquement, on ne se laisse pas influencer par un vécu, des interprétations abusives et mécaniques. On prend du recul, on recherche une démarche logique et rationnelle : Le sujet contrôle la pensée.


Quelques distorsions de la pensée:
Les distorsions de la pensée sont le fruit d’interférences arbitraires du sujet sur ses pensées. Ces processus bien entendu, nourrissent et aggravent le mal-être.
Lectures de pensées : l’individu pense savoir ce que pensent les autres sur lui-même. Ex : « Ils me prennent pour un imbécile »
Affirmation sans preuve : ce sont la plupart du temps des prédictions aléatoires, à la forme négative. Ex : « De toute façon, on ne va pas y arriver »
Maximalisation et minimalisation : Tendance à surestimer les échecs, à sous estimer les réussites. Ex : «Là, de toutes façons, c’était trop facile. Tout le monde pouvait le faire. »
Généralisations abusives Ex : « les hommes sont des... »
Tout ou rien : Ex : « on existe que quand on gagne»
Déduction abusive ou sélective : tendance à ne retenir que ce qui sert l’idée anxiogène, en le sortant de son contexte. Ex : « Il ne m’a pas passé le sel. Tu vois qu’il ne m’aime pas »
Personnalisation excessive des événements : ramener les événements à soi. Ex : «Tout ce qui arrive est de ma faute»

Du choix entre ces deux modes de réponses de la pensée dépend l'équilibre du sujet. La démarche de soin comportemental propose de s’interroger sur ces pensées automatiques et leur mise en place, pour, dans un second temps les remplacer par des observations plus rationnelles et conformes à la réalité. Le sujet reprend le contrôle de ses pensées et de leur pertinence.
Remettre en cause ses a-priori, c’est se permettre de repartir sur de nouvelles bases, de rendre possible le changement, de générer d’autres comportements chez soi et, en interrelation chez les autres.
Quand on voit le nombre d' a-priori qui peuplent le cerveau humain, apprendre à chacun à penser par soi- même, tester, expérimenter toute idée, même millénaire, se remettre en cause est vraiment la base de toute croissance et d'équilibre.

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