L'ECCLESIASTE


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Le bon roi Salomon

RECITS DIVERS > Récits

Souvent, nous citons des proverbes, sans savoir que le premier auteur de ses sentences pertinentes sont du troisième roi d'Israël, Salomon. Des films nous ont fait rêver sur les mines d'or de ce roi ainsi que sur la mystérieuse reine de Sabah, de qui prétendent descendre les rois d'Ethiopie.
Mais qui était-il ?





Il parvint au trône d'Israël à la mort de son père, le roi David ( celui qui combattit le géant Goliath), vers 970 avant JC.
Contrairement à ce dernier, il abandonnât la lutte armée de celui qui fut un conquérant redouté parmi les tributs de Palestine. Il préféra la négociation, la paix, le commerce, les arts, les alliances matrimoniales ( on lui prête un millier de femmes et de concubines, mais on sait combien les hommes sont vantards sur leurs performances amoureuses....) Bref, si le prix Nobel existait, celui de la paix lui aurait été discerné.
L'histoire ne retins donc pas son nom pour ses valeurs guerrières comme elle fait souvent. Ce roi oriental fut surtout réputé pour sa grande sagesse. C' était un philosophe avant l'heure. Ses écrits, le livre des proverbes, certains psaumes, le livre de l' Ecclésiaste, le cantique des cantiques, sont de pures merveilles, poétiques, humoristiques et bien sur philosophiques.

Sa royauté s'ouvre sur deux récits riches en enseignement.
Une nuit dans un songe il lui est proposé le choix entre, recevoir la sagesse, ou la richesse et la gloire.
Ce dernier, qui n'est pas sot du tout, choisi la sagesse. Son histoire nous prouva qu'il n'a pas eu tort.
En effet, cette vertu, parente de l'intelligence lui permit de faire, la plus part de temps, d'autres bon choix qui lui permirent d'acquérir tout de même la richesse et la gloire et sa renommée traversa les siècles jusqu'à nos jours.

Le second récit, fort connu des artistes de la renaissance sous le nom du "jugement de Salomon", illustre bien sa sagesse.
Deux prostituées se présentent devant lui.
Chacune à accouché d'un garçon, mais l'un deux est mort dans la nuit et le survivant est revendiqué par les deux mères. A qui appartient-il?
Devant l'impossibilité d'apporter une quelconque preuve, le roi philosophe prend une décision inimaginable. Il demande à son garde du corps de trancher avec son sabre le nourrisson en deux et d'en remettre une moitié a chacune des deux femme....
C'est un fou me direz vous. Pas si fou que ça! Le cri du coeur sauva le bébé, car la vraie mère ne put supporter la sentence et cria au roi:
"Que le bébé vive et donnez le à mon ennemie, je préfère le savoir vivant".
A ces mots Salomon déclara "Voici la vraie mère, qu'on lui rende son enfant". et il le fit remettre à celle qui avait préféré, abandonner son enfant vivant.

Ces deux histoires illustrent bien certains choix qui nous sont imposés dans la vie.
La première nous apprend que rechercher la sagesse et l'intelligence devraient être notre première préoccupation ici bas. Bien des choses dans la vie découlent de choix, et ceux ci dépendent justement de notre sagesse.



La deuxième histoire, le jugement du roi, est fort connue et a été fort analysée. Perspicacité, finesse, connaissance du coeur humain etc. Beaucoup de discours ont été fait sur ces thèmes. Je ne vais donc pas revenir là dessus. Pour ne pas faire dans le lieu commun, je retiendrais ce que personne ne retiens: La réponse de la vraie mère, car, elle aussi, fait preuve de grande sagesse.
"Que son fils vive ailleurs, plutôt qu'il ne meure", préférant faire abstraction de son bon droit. Cette mère a pratiqué ce qu'il faut appeler, la politique du moindre mal.
Souvent dans la vie nous nous acharnons à plusieurs sur un même os, cherchant chacun de son côté à en tirer plus que l'autre, envenimant des situations. Combien de fois ne cherchons nous pas à avoir raison, nous épuisons nous à démontrer notre bon droit? Pour quel résultat final? Après combien de blessures irréversibles parfois? Que de souffrances! de frères et soeurs déchirés pour des héritages litigieux, d'enfants perdus à jamais pour avoir imposé des dictatures parentales, sans parler de divorces dans lesquels les enfants sont l'objet d'odieux chantages qui parfois finiront par les détruire.

De deux maux, il faut parfois avoir la sagesse de choisir le moindre. Lâcher du lest permet de monter plus haut, de sortir, peut être perdant d'un conflit, mais au moins, vivant et pas trop meurtri.
Je me souviens que, lors d'un procès au prud'hommes, un responsable syndical proposa au patron d'une entreprise un arrangement amiable pour les deux parties. Devant l'intransigeance de l'employeur, refusant toute négociation, le tribunal finit par trancher et condamnât ce dernier à verser trois fois la somme proposée par le syndicat confirmant le proverbe ( qui n'est pas de Salomon) "Un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procés".





Mais revenons à notre roi. Les richesses, sa gloire, sa sagesse firent sa renommée à travers les siècles, dans tous le moyen orient et même au delà puisqu'une reine Africaine vint lui rendre visite. Tout sage fut-il, cela finit par lui tourner la tête. Trop de tout mènerait-il à la folie? "Jusqu'où peut me mener ma folie"? dira-il à la fin de sa vie. Peut être aurait-il du demander avec la sagesse une dose équivalente d'humilité? Toujours est-il qu'au soir de sa vie, cet écoeuré de toutes choses, s'est tourné vers la philosophie et l'écriture. Et heureusement pour nous, car c'est finalement ce qui le rendit célèbre, ses proverbes pertinents et toujours d'actualité sont encore étudiés aujourd'hui.
Lorsque vous accompagnerez quelqu'un vers sa dernière demeure, si vous apercevez, sur une pierre tombale, "Tu viens de la poussière et retournes à la poussière", pensez à Salomon, ça aussi, c'est de lui.




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