L'ECCLESIASTE


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Le trou de la sécu

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On est des champions, on est des champions... en effet parmi les nombreux records que la France détient, il en est un qui me fait frémir. Nous sommes parmi les plus grands consommateurs de médicaments allopathique du monde. Souvent cette remarque est estompée par une affirmation rassurante: Nous avons la meilleure protection sociale du monde (cocorico youpi). Depuis plusieurs années le gouffre, ne parlons plus de trou, de notre caisse d'assurance maladie, abyssal, nous démontre que cette dernière souffre, elle aussi, d'une maladie incurable, semble t-il. Cette meilleure protection sociale, apparaît actuellement être remise en cause, du moins dans son principe. Les remèdes apportés, à chaque nouvelle poussée fiévreuse de quelques milliards d'euros supplémentaires, sont toujours les mêmes, surdoser encore une fois le traitement lourd de quelques millions supplémentaires puisés, comme toujours, dans les poches soit disant profondes des malades eux même.




J'ai sous les yeux le résultat d'une enquête effectuée l'an passé par la caisse nationale d'assurance maladie sur notre consommation médicamenteuse, avec ordonnance. Pour seulement les angines, 9 million de boites d'antibiotiques ont été vendues, alors que 2 millions suffisaient, soit une consommation sans raison médicale de 7 millions de boites. Au prix moyen de 12€, (de 2 à 34€ la boite) j'ai arrondi vers le bas, cela fait une dépense d'environ 84 millions d' euros!Le docteur David Heymann (directeur exécutif chargé des maladies transmissibles à l' OMS) a publié depuis longtemps plusieurs rapports concernant les dangers de l'utilisation abusive de ces antibiotiques entraînant la résistance des germes à ces traitements. 60% des maladies nosocomiales, (contractées en milieu hospitalier) sont dues à des bactéries résistantes, et touchent près d'un million de français. Mais voilà aussi que de plus en plus les analyses de l'eau de nos rivières montrent la présence d'antibiotiques, hormones et autres résidus médicamenteux. Nous payons ainsi très cher la pollution de nos rivières, pollution que nous retrouvons ensuite dans l'eau de boisson sortant de nos robinets. A ces antibiotiques nous pouvons ajouter l'utilisation des tranquillisants,somnifères, antidépresseurs, neuroleptiques, dont nous sommes les plus grands utilisateurs d'Europe, deux à quatre fois plus que nos voisins. La sécurité sociale s'alarme du fait que les prescriptions de ceux-ci s'effectuent sur des patients de plus en plus jeunes (9-10 ans).






Selon Allen Roses, vice président de la section génétique du groupe pharmaceutique GSK, 90% des médicaments n'agissent que sur 30 à 50% des malades. Il faut aussi savoir qu'en France les accidents dus à des sur dosages ou mélanges de médicaments ou de vaccins occasionnent 18000 accidents chaque année dont 2000 nécessitent l'hospitalisation du malade. Mais combien y a -t-il de malades lentement empoisonnés par des molécules utilisées durant 10 ou 20 ans? Lorsque vous lisez les effets secondaires sur la notice d'emploi des traitements prescrits, il faut s'attendre, surtout si celui-ci se prolonge plusieurs semaines, à en ressentir les troubles, ce qui conduira votre médecin à rajouter un nouveau remède, afin de les supprimer, mais qui au bout d'un certain temps apportera d'autres perturbations. C'est ainsi, que certains malades consomment plus de 20 médicaments par jours. Voilà de quoi empoisonner les organismes les plus résistants.

autrefois le médecin dosait avec sagesse et précision, la quantité nécessaire au rétablissement du malade. Mais de nos jours, des boites pour un mois sont vendues pour un traitement de 10 jours. Devrions nous acheter obligatoirement un sac de 10kl de pommes de terre, juste pour une petite purée une fois par semaine? Cette consommation forcée, connue de toutes les instances médicales (et des assurances) ne semble préoccuper ni les uns ni les autres. La raison en est que toute une frange de l'économie repose sur la consommation et relancer celle ci étant une priorité nationale, il n'est donc pas question de réduire celle des médicaments, aussi inutiles, même nuisibles pour certains soient-ils. Le lobby médico-pharmaceutique à, comme n'importe quel lobby industriel,pour but premier de soutenir son chiffre d'affaire. Je sais cela difficilement croyable tant les métiers de la santé bénéficient d' une aura particulière qui pourraient laisser croire au dévouement, à l'abnégation de ceux qui s'engagent dans ces professions pour la survie de l'humanité. Lorsqu'un praticien pousse à la consommation de médicaments, dans des proportions comparables à celle des antibiotiques ( cité plus haut) plus de trois fois trop, c'est toute l'industrie médicale qu'il aide, (et lui même bien sur) En plus certains patients sont fiers d'être pris en charge à 100% leur donnant l'impression de ne rien payer, alors que toute la société, eux avec, cotise de plus en plus. Loin de remettre en cause la nécessité de soins à apporter aux lourdes pathologies, cardiaques cancéreuses, diabète etc, qui ne représentent que 30% des consultations médicales, il faudrait peut être chercher la raison de la dépendance pharmacologique très spécifique


Un ami médecin m'avouait un jour: " Le gens nous consultent comme on allait autrefois au confessionnal; il n'y a plus, comme pénitence, qu'une note à payer chez le pharmacien. Plus elle est salée, plus leurs maladies sont importantes, plus ils prennent eux même de la valeur ". Je ne vous dis pas la suite de notre entretien car il me rappelait trop, même dit avec humour, la méthode professionnelle du célèbre Dr Knock. Sans compter que beaucoup de nos troubles trouveraient une solution comportementale du malade. Pratique d'un sport, assouplissements, diététique (80% selon bien des études) réduction des drogues diverses, légales ou non, etc; La perte d'idéal philosophique, politique ou religieux, la solitude produite par nos moyens modernes de communication perturbant nos échanges affectifs, et limitant les vrais dialogues familiaux, tout cela entraîne certainement un mal être qui ne peut avoir pour remède une molécule chimique même remboursée par les assurances maladies.
Être soigné, des années durant pour une pathologie non mortelle (70% dans les pays occidentaux), sans guérisons définitive ( c'est à dire l'arrêt des soins), démontre l'échec de notre médecine visant à traiter le symptôme sans apporter de solution en supprimant la vraie cause du trouble. Mettre une rustine sur une roue crevée, c'est bien, mais enlever le clou dans le pneu, évitera de crever à nouveau. Rééduquer le malade, voilà aussi une part de la fonction du médecin, mais comme me le disait mon ami précité, " je ne suis pas payé pour faire l'éducation de mes patients "( trop patients à mon avis). Faire également, pour des troubles n'entraînant pas l' invalisations du malade, une part plus grande aux médecines alternatives; il en existe plus de 20, ignorées du public, car boycotté par le milieu médical " officiel ", concurrence gênante..... (j'y reviendrai dans un prochain article)








Si le lobby médical a une lourde responsabilité dans le déficit de notre système de protection sociale, profitant de l'absence, pour des raisons économiques, de sérieux contrôles, notre confiance aveugle en notre bien gentil médecin, notre paresse à changer nos comportements, sont autant de pioches et de pelles creusant toujours plus profond le fameux trou de la sécu. Le problème soulevé ici n'est évidemment pas la seule cause des déficits, il y a bien d'autres gaspillages et détournements de nos deniers que l'on nous cache. Mais sauver notre sécu est aussi notre affaire, il est de notre ressort de forcer le corps médical à plus de rigueur et d'honnêteté dans les prescriptions, en demandant à être soigné pour la cause et non seulement les symptômes, et être prêt aux efforts nécessaires pour ne pas retomber dans les mêmes maladies en commettant les mêmes erreurs. Bien sur, moins de médicaments nuirait au lobby pharmaceutique, mais ferait assurément beaucoup de bien à notre corps, et à nos cotisations sociales.

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