L'ECCLESIASTE


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Les fondements du Christianisme

SPIRITUALITE > fondement des religions





Conformément au dictionnaire (Robert), le christianisme est la "religion fondée sur l'enseignement, la personne et la vie de Jésus-Christ".

Tous les chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes) ont au moins un point commun, ils ont toujours admis l'inspiration divine de la Bible et reconnu celle-ci comme étant la Parole de Dieu écrite et selon la déclaration de Jean Paul II le 20 avril 2002 lors de la rencontre des Sociétés Bibliques, «Bible est la parole de Dieu». L’enseignement qui y est véhiculé est un enseignement divin, à travers des textes historiques, poétiques, récits mythologiques, contes, paraboles. ( Hermétique herméneutique)

La Bible ne raconte pas forcément du réel au sens évènementiel, mais enseigne ce que les chrétiens appellent,«le plan du salut» pour une humanité dominée pas le mal. Les personnages, qu’ils soient eux aussi réels ou symboliques, n’ont pas l’importance primordiale. Chacun d’eux apportent une conception complémentaire sur le grand conflit opposant le bien et le mal. Connaître l’enseignement de base du christianisme, et faire l’impasse sur celui de la Bible est équivalent à écrire l’histoire de France sans consulter aucune archive. Malheureusement il est courant de nos jours qu’un artiste, un historien ou un homme "Télé visuellement" populaire, soit interrogé sur Dieu, la politique, l’ islam ou la géologie, alors qu’il n’en connaît, souvent, que des souvenirs d’enfance, ou des clichés tout faits. Ne se fier qu’à ce que l’on étudie soi même, voilà une démarche intellectuellement sage et prudente.





«croyez pas sur la foi des traditions, alors même qu'elles sont en honneur depuis de longues générations et en beaucoup d'endroits. Ne croyez pas une chose parce que beaucoup en parlent. Ne croyez pas sur la foi des sages des temps passés. Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé, pensant qu'un Dieu vous l'a inspiré. Ne croyez rien sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres. Après examen, croyez ce que vous aurez expérimenté vous-même et reconnu raisonnable, ce qui est conforme à votre bien et à celui des autres» (Bouddha).

Ceci établi, revenons en à nos bases du christianisme.
Jésus étant de religion juive, il faut donc connaître la religion qu’il pratiquait lui-même. La base du judaïsme est contenue ce que nous appelons, l’ancien testament.
Selon lui, l’homme est mauvais, séparé de Dieu, mortel, mais un messie (oint, consacré, envoyé) doit venir pour enseigner, corriger (dans le sens de rectifier), révéler le chemin qui peut conduire l’homme à une autre vie, éternelle, après celle-ci, qui n’est en fait qu’une période de «préparation». Pour aider les hommes à s’améliorer, des prescriptions lui ont été données. Tout le monde connaît (ce fut le titre d’un célèbre film)« Les dix commandements», contenus dans le livre de l’ Exode, chapitre 20. Rien que le respect de ses 10 lois, assurerait la paix sur terre, tant elles semblent parfaites, permettant d’en croire leur inspiration divine. Aucun archéologue d’ailleurs, ne trouvera dans aucune civilisation sur terre un texte de loi aussi ancien et aussi parfait. Mais ces lois, transmises par Moïse, non seulement ne se sont pas répandues sur la terre, comme cela était prévu, mais ont été bafouées par le peuple même à qui elles ont été remises. Les prophètes du peuple Juif savaient que ces lois étaient insuffisantes, elles présentaient d’une manière archaïque quelques traits du caractère divin. L’espoir d’un «messie» (sauveur libérateur) précisant cette révélation, est une constance chez tous les écrivains de la bible hébraïque. Les textes se comptent par centaine.





C’est en Jésus, dont l'historicité ne fait aujourd'hui aucun doute, que les Chrétiens, mais aussi les musulmans (eh oui!) ont reconnus ce "messager". Malheureusement, tous ne sont pas d’accord sur la nature de cet être exceptionnel. Les uns (catholiques, orthodoxes, protestants), y voient une incarnation du divin dans l’humain, Marie aurait été fécondée par la cellule divine, faisant d’elle la première mère porteuse ( c'est ce que nous sommes sensés féter à Noêl devant nos célèbres crêches). Son fils aurait donc double nature, humaine par la mère et divine par Dieu.Tandis que d’autres ne voient dans ce personnage qu’un prophète (musulmans, certains juifs), ou un homme, fils de Joseph et de Marie, mais fils de Dieu par adoption (Ariens, cathares, témoins de Jéhovah).


Fuyant, comme toujours, les guerres de doctrines et de religion, je laisse à chacun le soin d’opter, d’après ses études personnelles, telle ou telle nature du personnage central des évangiles. Je me contenterai simplement de présenter son message.





D’abord il faut savoir qu’il n’a fondé aucune église, ni aucune structure. Quand on lui demande où et comment il convient d’adorer Dieu, il répond, qu’il n’y a pas de lieu précis, mais qu’il faut y mettre de la spiritualité, dieu étant "Esprit" (évangile de Jean chap. 4). Nous ne savons donc aucune image de Dieu , ni a quoi il ressemble. Il rappelle aussi que les rites ne sont pas salutaires, ils ne font que véhiculer un enseignement. Il ne propose d’ailleurs à ses disciples que deux rites (appelés aussi sacrements) destinés à se rappeler les actes précis de la vie spirituelle de l’homme.




1°) Le baptême, que St Pierre définira par le signe, non d’un effacement d’une quelconque faute, mais d’un engagement public à changer de vie ( 1ere lettre de Pierre chap. 3 versé 21) C’est la raison pour laquelle le baptême des premiers chrétiens ne concernait que des adultes disposant de toutes leur liberté de choix. Celui qui a reçu ce sacrement s’engage consciemment à suivre l’enseignement du christianisme, ce qui, nous allons le voir, n’est pas une mince affaire.





2°) La Pâque ou la communion (ou la scène), représentée par des peintres célèbres, rappelant son incarnation et la perte de sa vie sur terre pour les hommes (car c’est bien pour eux qu’il est venu), le pain et le vin sont les exemples de ce qui nourrit, donc, donne la vie.

Voilà pour les rites de base du christianisme. Ils sont simples, ils permettent d’ y adhérer officiellement, et d’accepter le changement de vie qui en découle.
Voyons à présent son enseignement. Dans tous les textes des évangiles on va découvrir comment changer de vie. Il suffit de les lire pour n’y découvrir que bonté, charité, amour, miséricorde, tolérance, pardon, humilité, service. Si ce personnage avait été inventé, son auteur aurait eu la notion de la perfection du caractère. Rien, dans sa vie, n’est contradiction. Mais l’appel qu’il adresse incessamment à l’humain, en toute circonstance est : "suis moi", imite moi. Suis moi sur ce chemin de l’amour de la miséricorde du pardon. En lisant ces textes chacun peut découvrir que l’engagement du chrétien est beaucoup plus «pointu» que celui du juifs observant ses 10 commandements.
Non seulement il ne faut pas tuer, mais même pas avoir de mauvaises pensées de haine, de colère ou de vengeance. Non seulement ne pas commettre l’adultère, mais ne pas en avoir la pensée. Non seulement ne pas voler mais même pas convoiter.
Mais c’est plus difficile alors? Apparemment oui.



St Paul, le premier théologien de l’ère chrétienne, dira "Je ne fais pas le bien que je veux faire, et je fais le mal que je ne veux pas faire" (lettre aux Romains chap. 7). C’est désespérant? Non car le christianisme est une religion de promesses. Une de celles ci est que celui qui accepte volontairement et publiquement de changer de vie (par le baptême) reçoit une aide, qui au fil des ans transforme l’humain. Ce n’est pas possible? Ne croyez vous pas que bien des choses transforment l’homme au cours de son existence? Croyez vous que votre caractère n’évolue pas (en bien, j’espère pour vous et votre entourage)? Il y a des influences qui nous pétrissent au cours de notre vie. Les souffrances les joies, l’éducation. Mais il y a aussi des influences impalpables. Ne croyez vous pas que l’amour ne soit pas une puissance capable de métamorphoser un être égoïste et querelleur en bon père (mère) de famille et bon mari (épouse)? Ainsi le message central des évangiles est l’amour de Dieu et des hommes. L’amour, le désir de faire du bien autour lui, est une puissance invisible mise à son service. C’est là une des différences entre l’humain et l’animal. St Paul reprendra cette expression "L'homme animal" à propos de celui qui vit sans reconnaître Dieu. C’est l’amour, la clé du christianisme, tel qu’il est présenté par son personnage central, celui qui s’est nommé lui-même "Fils de Dieu".

Il est aussi une promesse que bien des chrétiens ont tendance à oublier. Notre civilisation n’est pas éternelle et ce Jésus qui, d’après les évangiles est ressuscité, doit revenir pour rétablir une autre civilisation de paix et de justice pour tous ceux qui ont accepté de se métamorphoser à son image. Cette notion est permanente dans les tous évangiles. Cette bienheureuse espérance de la fin de ce monde horrible, dans lequel nous vivons pour une autre vie, éternelle et sans aucune souffrance, fut le leitmotiv de tous les premiers chrétiens. Ce fut le message central de l’apôtre Pierre dans sa deuxième lettre chap. 3. Quand sera ce? Voilà la question que chaque génération se pose. Mais qu’importe la date car pour chaque humain la fin de sa vie correspond pour lui à la fin de son monde. C’est durant les brèves années que l’homme passe sur terre qu’il prend son orientation pour cette nouvelle vie. C’est le libre choix d'un chemin à suivre qui ne peut être imposé à personne par une quelconque influence, pression ou autorité.

Vous serez surpris de constater que les bases du christianisme sont fort simples. Tout ce qui a été rajouté par la suite, n’est qu’une multitude de prescription qui n’ont de valeur que si elles n’occultent pas les premières. C’est le reproche que jésus faisait en permanence aux Juifs qui avaient multiplié à l’infini toutes sortes de rites et ordonnances incompréhensibles, en oubliaient d’aimer leur prochain.

Une question m’a été posée. Doit on obligatoirement se joindre à une communauté religieuse? Je ne crois pas, mais cela peut être enrichissant pour partager ses réflexions, pour ceux qui éprouvent le besoin d’apprendre. Pour Jésus l’église (du grec: ecclésia "assemblée" même origine qu’ecclésiaste) n’est pas un bâtiment, quelque soit sa taille ou le faste de la cérémonie qui s’y déroule. C’est juste l’ensemble des chrétiens. Il est pourtant une notion d’utilité, d’échanger ses idées quand c’est possible (livre de Matthieu chap.18), l’homme étant social, il est vrai que dans tous les domaines, partager ses expériences ne peut qu’enrichir et nous permettre de nous rapprocher les uns des autres. S’isoler d’un groupe ou de la société peut souvent être synonyme de régression, nous avons besoins les uns des autres. Mais se "noyer" dans un groupe peut aussi être un risque de croire ce que tout le monde croit, de recevoir un enseignement sans prendre le soin de l’analyser personnellement.

Aller à l’église pour un baptême, un mariage, un enterrement n’a jamais fait un chrétien. Y aller chaque semaine non plus. S’il n’y a pas dans cette démarche un rapprochement avec l’idéal à atteindre, cela n’est encore une fois qu’un rite vide de tout sens qui finit par lasser, et explique certainement la déchristianisation de notre société. Il en résulte un grand vide que cherche à combler le sectarisme grandissant d'idéologies pas toujours très "catholiques"...

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