L'ECCLESIASTE


Aller au contenu

Menu principal:


Les sifflets de la bêtise

ACTUALITE

C:\Documents and Settings\claude\Mes documents\match.mp3
Error 53: File not found

Après avoir laissé retomber le soufflet et les sifflets qui ont accompagné violemment notre hymne national (dont les paroles, voir note* en bas de page, sont déja une violence, mais ce n'est pas là mon propos) tout autant que notre équipe non moins nationale, multiraciale et culturelle lors d'un match "amical" France - Tunisie, je reviens sur cet épisode musical qui fut à la une de la presse quelques jours durant.




Siffler, huer, conspuer un acte, une personne, un symbole, transmet une insatisfaction, une rage, une colère, un total désaccord envers ce ou celui à qui nous adressons cette musique insultante.
Cela pourrait donc se traduire par : "a mort l'arbitre, au vestiaire le gool, dehors le chanteur, ta G...... l'orateur, mais aussi, pays à la C..., E......... de ministre, musique de M......, etc etc".
Donc il s'agit bien d'une insulte volontaire poussée par une insatisfaction croissante arrivée à son paroxysme et lâchée avec tout le courage de l'anonymat.
Si les sifflets sont insultant pour les joueurs, il s'agit de manifestation anti sportive, mais lorsqu'ils insultent le symbole d'une communauté, il s'agit d'un acte raciste ou anti communautaire ( homophobie, gitano, latino, anglo etc phobie).
Nous avons eu ce soir là les deux versions.


Cet épisode n'est pas sans rappeler les insultes sonores que reçut un footballeur, non pas parce qu'il jouait mal, mais parce qu'il était noir, des cris de singes et des gestes rappelant nos "cousins" les primates, accompagnant tous ses déplacements avec le ballon.
Le sifflet semble reçut comme un soufflet provocateur appelant au duel à la confrontation, et c'est très souvent ce qui en découle. Combien de match se terminent par un pugilat général et souvent prémédité par les deux camps de supporters. Ceci n'est pas nouveau puisque dans l'antique ville de Pompéi quelques années avant l'éruption du Vésuve, une rencontre sportive s'était terminée en sanglant conflit laissant 2000 mort dans l'arène et les rues avoisinantes, et ce n'étaient pas des gladiateurs. La ville fut condamnée par le césar de l'époque à 10 ans d'interdiction de jeux.
L'humain est bête et méchant à travers les siècles même dans ses jeux, ce qui en fait un redoutable et triste animal.
Siffler, huer ... mais aussi insulter, utiliser un langage vulgaire ou des gestes dégradants sont un manque d'éducation manifeste, et la salissure qui sort de la bouche finit par retomber sur celui qui la prononce.

Parmi les mesures annoncées comme souvent sous le coup de l'émotion, on peut noter l'arrêt du match, l'interdiction de stade aux supporters indélicats, arrêt de participation de certaines équipes. La quelle ou les quelles sont réellement et équitablement applicables?





Le lendemain de cette rencontre au stade de France, je discutai avec trois Français d'Afrique du nord qui m'ont fait comprendre leur gène devant ces comportement qui jettent le discrédit sur toute une communauté. Oui parce que l'homme ne fait jamais dans le détail, et c'est aussi à rajouter au crédit de sa bêtise, le comportement d'un délinquant condamne tout une communauté. Il s'enrichi, malheur s'il est juif; Il est paresseux, honte s'il est Corse; Menteur, tous les même ces Marseillais; Râleuse, ah, ces bonnes femmes!
Cette vision étriquée, partisane, méprisante, ne relève pas de la réflexion ni de l'intelligence. Ce serait plutôt l'apanage d' un esprit étroit et borné, limité dans son éducation et son savoir vivre. Les ridicules ne sont pas les sifflés, mais bien les siffleurs et ceux qui font l'amalgame facile entre quelques exaltés et tout un peuple sont tout autant ridicules.
Non tous les sportifs ne sont pas des bauf, les Tunisiens des imbéciles, les basanée des profiteurs, les sdf des fainéants, et les méridionaux des champions de la sieste ...







C'est vrai que depuis quelques années le sport devenu une affaire scandaleusement profitable aux rois du stade. Les valeurs qu'il est sensé véhiculer disparaissent totalement. Il ne faut pas s'étonner des lors que de nouvelles "valeurs" accompagnent les rencontres sportives. Racisme, dégradations, ivresse, combines politique, publicité, favoritisme, dopage, tricheries, trucages, sont monnaie courantes, parfois même au niveau du club d'un petit village.
Le sport est un jeu, honte aux mauvais joueurs, et ces comportements devraient être traités ainsi par ceux qui en font écho.
J'ai assisté, enfant, à une représentation théâtrale durant laquelle un acteur s'est fait copieusement siffler. Le rideau s'est fermé et le responsable de la troupe, interrompant la représentation, a demandé à ceux qui ne trouvaient pas la prestation apportée par celle ci honorable, de quitter la salle et qu'ils seraient remboursés. Personne n'est parti et la minorité perturbatrice s'est calmée.


J'aurais bien vu le capitaine de l'équipe Tunisienne lancer un appel au respect de l'équipe adverse ou demander à ses supporters insatisfaits de quitter le stade....quel appuis une équipe peut-elle obtenir ainsi de tels faux amis?, Le risque de laisser faire de tels agissements, est justement de voir ces phénomènes montés en flèche par une presse consciente ou non, ou même volontairement et qu'il en résulte des troubles plus graves, sanctionnés de manière bien souvent disproportionnée. Ainsi peuvent naître des rivalités agressives de supporters, de clans, de communautés, de religion, de classe sociales, de peuples....etc. Les livres d' histoire nous enseignent pourtant combien cela fut fréquent aucours des siècles passés.
Tout ce bruit pour un peu de musique....
Qui a dit que celle ci "adoucissait les moeurs"?

* LA MARSEILLAISE : les paroles de ce chant guerrier sont, il faut le reconnaître, un appel à la violence, au meurtre, à la vengeance et même a l'épuration ethnique (que le sang impur soit rependu...) créés alors que les troupes européennes anti révolutionaires envahissaint la France en 1792. plus d'infos
Cela nous étonne aujourd'hui où notre pays est devenu l'un des champion des droits de l'homme, mais autre temps autres moeurs...
L'hymne national est un symbole, le rappel à la fondation du pays, même s'il ne représente qu'un aspect de son histoire et plus une réalité de nos jours. On aurait pu choisir le cri de guerre des gaulois à Gergovie qui ont mis la patée aux Romains, mais il ne nous est pas parvenu...
Si chacun se mettait à rejeter tous les symboles sous prétexte qu'ils ne correspondent plus à rien, alors il faudrait supprimer les feux de la St Jean, Noël, les fleurs sur les tombes, Jeanne d'Arc, certains jours fériés y compris le dimanche, le costume des académiciens, et tout le folklore régional.
L'image n'est pas la réalité dans bien des domaines et notre pays à aussi son chant folklorique et contre ça, on ne peut pas trouver à redire non?


laissons aux images leurs valeurs d'images

Page d'accueil | ACTUALITE | PSYCHOLOGIE | SOCIETE | SPIRITUALITE | LES ECRITS SACRES | RECITS DIVERS | Plan du site


reflexions humanistes et spirituelles | serries.claude@orange.fr

Retourner au contenu | Retourner au menu