L'ECCLESIASTE


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Misogynie et misandrie

PSYCHOLOGIE


Le terme de Misogynie, je suis sur que tout le monde le connaît.
Pourquoi donc sommes nous ainsi fait, messieurs?
La première réponse qui vient immédiatement à l'esprit semble évidente. Les hommes se croient tellement supérieurs qu'ils portent un certain regard condescendant à leur vis-à-vis féminin. Quand ce n'est pas mépris, aversion ou même violence. C'est ce que j'appelle la misogynie primaire.
Depuis des millénaires, les études de tout genre sont exclusivement l'apanage de la gente masculine. Pourquoi? A cause de la loi primitive (mais qui subsiste encore de nos jours) du plus fort. J'entends par là, du plus fort par la violence. L'histoire à été écrite par des hommes, vantant les "vertus" sanguinaires de grands homme, d' Alexandre le grand, César, Napoléon, etc; La religion à aussi été écrite par des hommes, la majorité des dieux sont masculins, légalisant ainsi leurs instincts, et assujettissant, au nom de ceux-ci, l'espèce féminine. La femme a-t-elle une âme? Ce fut un débat au sein du clergé au 4ème siècle.

Or, les temps changent, les hommes, avec les philosophes, ont regardé d'un autre œil cet état des choses. Je ne tomberai pas dans l'ornière des caricatures en présentant la vierge Marie, de "fabrication religieuse" dans l'intention de donner aux femmes enfin une divinité à leur image, (Dieu étant évidemment un être mâle….) ni des héroïnes telles St Geneviève ou Jeanne d'Arc remplaçant les déesses antiques.

Non, avec le temps, le cœur de hommes change, s'adouci, se féminise oserais je dire. Enfin depuis peu, droit de vote, de divorce, de travail, de contraception, etc, font de nos compagnes des êtres à part entière. Il était temps me direz vous. Mais il reste encore des dinosaures misogynes. Bien sur. Je ne veux pas ici critiquer les bonnes blagues sur les femmes, car en fait, elles font parties d'une "taquinerie" affectueuse (j'espère pour tous). Non, la vraie misogynie se situe dans les sentiments les plus profonds. Elle ne se calcule parfois pas. Elle est instinctive, viscéralement accrochée à la peur que nous avons tous de l'autre, le différent, l'étranger, celui que nous comprenons difficilement.

Cette tare ( perversion relationnelle) est génétique, se transmet de père en fils. Autrefois le modèle: était femme tait toi. Le garçon reproduisait celui-ci. Je schématise bien sur.
Mais il y une autre façon de transmettre cette tare. C'est la transmission féminine.

En effet, une mère possessive, castratrice, ou simplement autoritaire envers son mari, peut entraîner son garçon à haïr la femme qu'il identifiera toujours à sa mère.



Plusieurs traités de psychanalyse abordent le sujet dont un que je vous recommande particulièrement : " les enfants de Jocaste" de Christiane Olivier, psychanaliste, dont voici le résumé de couverture:
"De cet Oedipe, où le père a tellement disparu au bénéfice de la mère, nous sortons très meurtris, portant la trace de notre Mère et rêvant de notre Père. Chez l'homme cela prend la forme du ressentiment contre la femme, dont aucun homme ne se défait ni totalement, ni définitivement. L'identité de l'homme est marquée du refus de la femme comme égale. Chez la femme, cela prend l'allure d'une course effrénée au désir masculin, course qui la tiendra esclave de la loi de l'homme, et méfiante vis-à-vis des autres femmes.

L'identité de la femme est marquée du désir de rencontrer l'homme si longtemps absent de sa vie. On peut donc voir ici se dessiner le cercle infernal où la femme non désirée dans son enfance, va dans l'âge adulte quêter le désir et l'approbation de l'homme, et, où celui-ci, mis en position de maître, va en profiter pour régler son compte à la femme (en souvenir de son compte mal réglé à sa mère).
la femme qui cherche l'amour réparateur de l'homme va tomber sur l'amour castrateur de celui qui a bien décidé qu' ELLE ne régnerait plus jamais sur lui. L'histoire vécue avec Jocaste paraît engendrer aussi bien la jalousie, entre femmes, à propos de la conquête de l'homme, que la misogynie de l'homme envers la femme. C'est ce qui est appellé la" misogynie secondaire".


Et la misandrie? Les mêmes réponses semblent s'appliquer, si l'homme a crut en la supériorité du muscle, la femme mettant en avant sa douceur, son intuition, sa plus grande spiritualité, peu aussi croire en sa propre supériorité. Cette théorie a été mise en avant par des psychologues dans les années 1920. C' est la misandrie primaire. Mais cette perversion, misandrie, se retrouve aussi être une conséquence chez l'enfant des conflits familiaux. Un mari despotique, va conduire la mère à se "tourner" excessivement vers ses filles qui partageront sa rancoeur face à l'homme. Ainsi un déséquilibre dans les relations, père-mère ( autorité, respect, mépris), le garçon à la misogynie et la fille à la misandrie. C'est la misandrie secondaire.

Vous avez un(e) conjoint(e) dominateur (trice) attention, vous allez faire le malheur de la nouvelle génération. Vos enfants reproduiront le déséquilibre familial par un rejet (conscient) du sexe opposé, dans le même degré d'intensité que furent vos conflits relationnels. On voit avec la libération des mœurs des couples qui se défont tous les 3/4 ans, dont la cause (pas toujours bien sur) est le rejet inconscient de l'étouffement conjugal, l'impossibilité de créer la "fusion" du couple et empêchant l'épanouissement légitime de chaque partenaire. Une psychothérapie bien suivie, ou une étude sérieuse et honnête du problème est l'unique moyen de le résoudre. Il y a du boulot pour la paix, et la guerre des sexes a encore de beaux jours devant elle!


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